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Photographies du « chef-d'œuvre » du père de Paul Magès et de sa plaque gravée

Deux photographies d'une maquette mécanique de machine à vapeur, présentée comme le « chef-d'œuvre » du père de Paul Magès, accompagnée d'une plaque gravée aux dates partiellement illisibles.

Photographies du « chef-d'œuvre » du père de Paul Magès et de sa plaque gravée — page 1
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Présentation et légendes d’origine

A la fin de son apprentissage, le père de Paul MAGÈS (Paul MAGÈS 1880-1937) réalise son chef d'oeuvre, à savoir la maquette de la machine à vapeur de l'usine dans laquelle il a appris son métier. Il exerça par la suite la fonction de "Maitre Armurier" au 5° Génie de Versailles, puis dans d'autres garnisons.

Comprendre ce document

Dans ce document

Ces deux photographies couleur montrent le même objet sous deux angles : une maquette mécanique de type machine à vapeur, montée sur un socle en bois peint en noir, lui-même posé sur un meuble en bois massif p. 1-2.

Une plaque gravée dorée est fixée à l'avant du socle. Elle porte l'inscription « Chef d'Œuvre de Paul MAGÈS », suivie de dates de vie partiellement lisibles — « [incertain : 1880-1937] » sur la première prise p. 1 et un début d'inscription « (18... » illisible sur la seconde p. 2. Ces dates restant incertaines, elles ne peuvent être retenues comme fiables.

La maquette

La description technique fait apparaître plusieurs éléments caractéristiques d'un modèle réduit de machine à vapeur :

  • un grand volant d'inertie à rayons incurvés p. 1-2 ;
  • une seconde roue/manivelle plus petite p. 1-2 ;
  • un régulateur centrifuge à boules (dit « régulateur de Watt »), monté verticalement au centre p. 1-2 ;
  • un cylindre horizontal cerclé de bandes en bois clair, des tuyaux, robinets et raccords en laiton p. 2 ;
  • un bloc mécanique avec couvercle et manivelle, ainsi que des tiges de bielle reliant les éléments p. 1 ;
  • une clé plate posée sur le socle p. 2.

Le décor est identique sur les deux clichés : mur beige, miroir à cadre doré en arrière-plan reflétant un rideau orangé et une fenêtre p. 1-2.

Contexte

L'expression « chef-d'œuvre » désigne, dans la tradition du compagnonnage et de l'apprentissage industriel français, la pièce réalisée par un artisan ou un ouvrier pour démontrer sa maîtrise technique, souvent lors de son passage de statut (apprenti à compagnon, ou à un grade supérieur). Les maquettes de machines à vapeur, avec régulateur de Watt et volants, étaient un exercice classique de ce type au tournant du XIXe-XXe siècle, période où la vapeur restait une référence technique majeure dans la formation des mécaniciens.

Le fonds établit que Paul Magès, né en 1908, était destiné à l'Académie des Arts et Métiers de Marseille avant de quitter le lycée à 17 ans pour entrer chez Citroën en août 1925 (notice biographique). Cette proximité avec la culture des Arts et Métiers, partagée par le père, éclaire le contexte familial dans lequel un tel « chef-d'œuvre » de mécanicien a pu être conservé et transmis.

Rien dans le document ne permet cependant de confirmer, hors cette hypothèse générale, l'identité exacte de l'auteur de cet objet ni le contexte précis de sa réalisation.

Regard d'archiviste

La plaque indique explicitement qu'il s'agit du « chef-d'œuvre » attribué au père de Paul Magès — sans que son prénom soit précisé dans les transcriptions disponibles. Les dates gravées, à peine lisibles, semblent correspondre à une année de naissance et de décès p. 1, mais leur incertitude interdit toute affirmation.

Cet objet occupe une place particulière dans le fonds : il ne documente pas directement l'œuvre de l'ingénieur Paul Magès, inventeur de la suspension hydropneumatique développée chez Citroën entre les premiers plans de 1944 et la présentation de la DS en 1955, mais témoigne probablement d'une transmission familiale du goût pour la mécanique, incarnée par cette pièce de virtuosité technique conservée comme souvenir.

Il serait utile de rapprocher cette archive d'autres pièces biographiques ou familiales du fonds Magès — telles que les documents relatifs au fils Pierre Magès ou à l'Association Paul Magès — afin d'éclairer l'identité précise de l'auteur du chef-d'œuvre et la filiation évoquée par la plaque.

Datation

non datée

aucune date portée sur le document

Document

2 pages

Source : « WEB 63 — Chef d'oeuvre du père de Paul MAGÈS. -.pdf », p. 1–2

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Catégorie

Biographie

Note d'archivage

Les deux pages sont des photographies du même objet et de la même plaque (p.1 et p.2, texte gravé identique) : elles forment une seule unité photographique. Aucune date de prise de vue n'est portée ; les dates lisibles (« 1880-1937 ») concernent la personne honorée, pas le cliché.