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Fiche d'analyse : projet Citroën-NSU à deux moteurs et suspension radar (Motorist, juin 1965)

Une fiche de veille technologique résume un article de la revue britannique Motorist annonçant, dès 1965, un projet Citroën-NSU à deux moteurs Wankel et une suspension pilotée par radar.

Fiche d'analyse : projet Citroën-NSU à deux moteurs et suspension radar (Motorist, juin 1965) — page 104
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Cette fiche dactylographiée résume un article paru dans la revue Motorist (Z.A., n° 8, juin 1965, p. 20, 1 fig.), sous le titre « Citroën toujours en avance dans ses conceptions : deux moteurs et commande de suspension par radar ».

Le projet Citroën-N.S.U.

Selon l'article résumé, Citroën et N.S.U. étudieraient une voiture destinée à une mise en production en 1967, équipée de deux moteurs Wankel à piston rotatif, chacun actionnant l'un des deux essieux.

En ville, seul le moteur avant serait utilisé ; en marche normale, les deux moteurs combinés permettraient une vitesse de pointe de 192 km/h pour une consommation d'environ 7,8 litres aux 100 km.

La suspension pilotée par radar

Le document décrit un système où un radar détecterait les défauts du sol et déclencherait une « action correctrice » sur la suspension. Des essais secrets, mentionnés dans l'article, auraient démontré qu'un passager assis à l'arrière pouvait continuer à écrire à 100 km/h en franchissant des nids de poule de 15 cm de profondeur ou des briques de construction.

Contexte

À titre de repère extérieur au document : Citroën développait à cette époque la suspension hydropneumatique, inaugurée sur la DS en 1955 et perfectionnée par Paul Magès. Un accord de coopération technique entre Citroën et NSU a effectivement existé au milieu des années 1960, donnant naissance en 1967 à la société Comotor, chargée de développer le moteur Wankel en commun — projet qui aboutira notamment à la Citroën GS Birotor (1973-1975).

Le radar de détection routière évoqué ici, en revanche, n'a jamais été commercialisé sur un véhicule Citroën de série ; il relève, à cette date, de la prospective ou de la rumeur de presse spécialisée.

Regard d'archiviste

Cette fiche relève d'une activité de veille technologique : il s'agit probablement d'un résumé établi pour informer les ingénieurs Citroën — dont Paul Magès — des annonces et rumeurs circulant dans la presse automobile étrangère sur les projets concurrents ou partenaires.

L'intérêt du document tient moins à sa fiabilité factuelle (l'article original relayait des « nouvelles » et des essais qualifiés de « secrets », donc non vérifiables) qu'à ce qu'il révèle du climat d'innovation foisonnant de 1965, mêlant motorisation Wankel et suspension active — deux thèmes qui recoupent directement les préoccupations de Magès sur la suspension pilotée.

Le dossier dans lequel cette fiche est classée contient par ailleurs plusieurs autres coupures et traductions techniques des années 1970 sur la carburation et l'injection, comme la page de garde manuscrite sur la carburation et l'injection, témoignant d'une pratique récurrente de collecte de la presse technique par le service auquel appartenait Magès.

Datation

juin 1965

Document

1 page

Source : « Scanner 6 août 2025 à 14.42.pdf », p. 104

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Catégorie

Presse

Note d'archivage

p.104 : pièce dactylographiée autonome avec référence bibliographique complète « MOTORIST (Z.A.), N° 8, Juin 1965, P. 20 », distincte de la traduction manuscrite p.99-103.