Note manuscrite de Paul Magès à M. Rollier annonçant son départ à la retraite (1973)
Une note manuscrite dans laquelle Paul Magès annonce à M. Rollier sa décision de partir à la retraite, évoquant son désarroi face au désintérêt perçu pour ses idées et ses regrets professionnels inachevés.

Présentation et légendes d’origine
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Dans ce document
Il s'agit d'une note manuscrite de Paul Magès, signée « Magès. BEA », adressée à M. Rollier, datée du 22 février 1973 p. 1.
L'annonce de la décision
Magès informe son destinataire de sa « décision du 12 février au sujet de [sa] retraite », en se demandant si un certain « M. Grosseau » en a déjà parlé à Rollier p. 1.
Les motifs invoqués
Il explique avoir constaté que son « opinion sur l'évolution des véhicules futurs » ne suscite plus « l'intérêt qu'on avait bien voulu lui reconnaître fin 1966 », et que même exposée par écrit, elle « ne déclenche aucun écho » p. 1. Une note en bas de page, marquée d'un astérisque, précise que « M. Grosseau vous a remis un rapport sur le Wankel au mois de novembre » p. 1 — mise en regard implicite avec le manque d'écho évoqué juste avant.
Les regrets professionnels
Magès dit avoir « de la peine à abandonner le "L" avant qu'il ait acquit tout ce qu'on attend de lui » p. 1, ainsi qu'à quitter le développement d'une transmission — le mot est noté « [incertain] » dans la transcription, on ne peut donc l'affirmer avec certitude — sur laquelle une « équipe admirable » travaillait depuis « 15 ans » p. 1.
Une porte laissée ouverte
Il conclut en indiquant qu'il accepterait « éventuellement » de consacrer une partie de son temps à ce projet, mais uniquement si Rollier juge que cela sert « l'intérêt de Citroën et non pas pour [lui] faire plaisir » p. 1.
Contexte
Paul Magès est, dans l'histoire de Citroën, l'ingénieur associé à la suspension hydropneumatique, système phare de la DS puis décliné sur d'autres modèles de la marque. Au début des années 1970, Citroën traverse une période de mutations technologiques et de rapprochements industriels (notamment avec le moteur rotatif Wankel, exploré via la coentreprise Comotor). Cette note de 1973 précède de peu son départ effectif : il prendra sa retraite de Citroën en septembre 1974, après 49 ans dans l'entreprise (photographies du départ à la retraite ; lettre de M. Meignan). Ces éléments de contexte général n'apparaissent pas nommément dans le document, hormis la mention du Wankel en note de bas de page.
Regard d'archiviste
Cette note offre un rare aperçu personnel et non technique de Paul Magès : elle laisse transparaître une forme de lassitude ou d'incompréhension face à un désintérêt perçu de sa hiérarchie, malgré des décennies d'investissement p. 1.
Le projet de « transmission » évoqué, mené depuis quinze ans par une équipe qu'il dit avoir « inculqué la foi », semble avoir occupé une place importante dans ses dernières années d'activité — sans qu'on puisse, en l'état de ce document, l'identifier avec certitude au-delà du mot incertain relevé à la transcription p. 1.
Le sigle « "L" » reste, lui aussi, non précisé dans le document : il pourrait désigner un projet ou un véhicule interne à Citroën, mais aucune clé de lecture n'est fournie ici.
Cette pièce s'inscrit probablement dans un dossier plus large consacré à la fin de carrière de Magès, comme en atteste le titre même de l'archive parente, 1973. Paul MAGES demande sa mise à la retraite — un départ qui, on le sait par ailleurs, ne se concrétisera qu'en septembre 1974, et sera suivi d'une retraite active à Ramatuelle (Var), où Magès deviendra conseiller municipal puis 2e adjoint au maire (liste des membres du conseil municipal de Ramatuelle).
Datation
22 février 1973
Document
1 page
Source : « WEB 48 — 1973. Paul MAGES demande sa mise à la retraite. -.pdf », p. 1
Catégorie
Note d'archivage
Page unique du PDF (p.1) : note manuscrite signée Magès, en-tête BEA, date portée « 22 Fev. 73 », destinataire M. Rollier ; l'incipit mentionne la décision du 12 février au sujet de la retraite.



