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Note n° 669 de Paul Magès sur la Direction à Rappel Asservi (16 février 1970)

Une note dactylographiée de six pages où Paul Magès expose l'argumentaire complet de Citroën sur la direction assistée, de la DS à la nouvelle « Direction à Rappel Asservi », en défendant le choix d'une démultiplication de 9,4.

Note n° 669 de Paul Magès sur la Direction à Rappel Asservi (16 février 1970) — page 1
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Présentation et légendes d’origine

Le 16 février 1970, afin de répondre par avance aux critiques qu'il envisage avoir sur la direction à rappel asservi (DIRAVI) de la Citroën SM Maserati, il écrit un argumentaire sur les problèmes de direction des véhicules.

Comprendre ce document

Dans ce document

Historique et contexte technique (p. 1)

La note rappelle que la DS a été « dès 1955 la première voiture équipée en série d'une direction assistée » p. 1, rendue nécessaire par le poids sur l'avant et la tenue de route de la suspension hydropneumatique. Un « compromis » avait alors été recherché entre asservissement en manœuvre de garage et stabilité à grande vitesse p. 1, au prix d'un temps d'adaptation des conducteurs — Magès évoque même la tendance initiale à « braquer au coin de rue » p. 1. Un problème similaire s'était posé pour le freinage assisté des DS p. 1.

Le véhicule « S » et la démultiplication (p. 1-2)

En 1970, le véhicule « S » (plus puissant que la DS 21) impose des pneus rigides et une timonerie plus rigide, ce qui accroît la variation de cap pour un même angle au volant p. 1. Magès explique que le caractère sous-vireur voulu pour la « Traction Avant » oblige à beaucoup braquer en virage p. 2, et qu'une direction « très directe et bien assistée » est nécessaire pour exploiter les possibilités du véhicule en virage comme en évitement d'obstacle p. 2.

Essais américains (p. 3)

Des « expériences menées scientifiquement » aux U.S.A. sont citées : un test avec dispositif provoquant un écart de direction à l'insu du conducteur et enregistrant la trajectoire, mené auprès d'« une quarantaine de conducteurs ou conductrices », a montré une remise sur trajectoire plus rapide et précise avec les directions peu démultipliées p. 3.

La Direction à Rappel Asservi - DRA (p. 3-5)

Après plusieurs années d'étude, Citroën aboutit à la Direction à Rappel Asservi (DRA) p. 3, appliquée à la « S ». Elle ne nécessite « pratiquement aucun effort » en manœuvre de garage, revient seule en ligne droite p. 3, verrouille les roues à un angle défini indépendamment des perturbations (éclatement de pneu, flaque, freinage dissymétrique) p. 3, et offre un rappel énergique croissant avec la vitesse p. 3-4, particulièrement utile sur « neige - verglas » p. 4.

Choix de démultiplication et réactions (p. 5-6)

La démultiplication retenue est de 9,4 (au centre), contre 14,7 sur la DS à direction assistée p. 5. Les premiers essais montrent une adaptation immédiate en conduite routière, la difficulté persistant surtout en manœuvres de garage p. 5. Le document conclut sur une comparaison avec les voitures américaines, jugées inadaptées à une direction directe du fait de leur poids et de leur inertie p. 6. La note est signée « P. MAGES » et datée du « 16 février 1970 » p. 6.

Contexte

Le véhicule « S » évoqué correspond, dans l'histoire de Citroën, au projet qui deviendra la SM, lancée en 1970 en association avec Maserati — un savoir extérieur au document, celui-ci ne nommant jamais la SM explicitement. La DRA y sera effectivement montée en série, une première mondiale pour une direction assistée à rappel synthétique. Le rapprochement avec les « voitures américaines » s'inscrit dans le débat technique des années 1960-1970 sur les suspensions souples et les grandes berlines, alors soumises à des limitations de vitesse croissantes aux États-Unis.

Regard d'archiviste

Cette note interne, référencée « n° 669 », semble constituer un document de synthèse destiné à expliquer et défendre, en interne ou face à des interlocuteurs techniques, les choix de Magès sur la DRA au moment de son introduction — probablement en préparation ou accompagnement du lancement du véhicule « S » p. 1-6.

Le ton pédagogique, les objections anticipées (« On pourrait objecter que... », p. 2) et le rappel historique depuis la DS de 1955 en font un texte-clé pour comprendre la continuité de la pensée de Magès sur la direction assistée, de la DS à la SM. Il complète utilement les archives portant sur la suspension hydropneumatique, dont la DRA partage la même philosophie d'assistance asservie.

Datation

16 février 1970

Document

6 pages

Source : « WEB 97 — 1970 Argumentaire sur les problèmes de direction. -.pdf », p. 1–6

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

Pagination d'époque continue « PAGE No 1 » (p.1) à « PAGE No 6 » (p.6) et référence n° 669 récurrente ; date « 16-02-70 » en p.1 et « 16 février 1970 » avec signature P. MAGES en p.6 ; numérotation des paragraphes ininterrompue (1-7-13-25). Les références n° 664 (p.3) et n° 667 (p.5) relèvent d'aléas de lecture OCR de l'en-tête.