Fiche de séance B.E.A. du 17 janvier 1961 : suspension à air Bourgard contre hydropneumatique
Compte rendu d'une séance du Bureau d'Études Automobiles Citroën du 17 janvier 1961, où Cadiou, Magès et Descor[be] comparent la suspension à air « Bourgard » à la suspension hydropneumatique et fixent un délai pour juin 1961.

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Cette fiche imprimée du Bureau d'Études Automobiles (B.E.A.) de Citroën documente une séance de travail tenue le 17 janvier 1961 à 14h, dans le bureau de M. Cadiou, réunissant Cadiou, Magès et Descor[be] p. 7. Une annotation renvoie à une séance antérieure du 27 avril 1960 (« Voir séance 440 du 27-4-60 »).
Comparaison des deux suspensions
L'objet affiché est le « Point sur suspension air » p. 7. Le texte évoque la suspension Bourgard, présentée comme privilégiant « la flexibilité avant tout », mais pénalisée par des frottements importants : les pistons de grand diamètre imposent de grandes surfaces de joints, ce qui rend selon le document difficile une suspension à air à grands pistons p. 7.
Il est noté qu'« on peut faire un amortissement » mais qu'il faut y ajouter des barres de roulis, et que « les volumes, encombrements » sont plus importants p. 7. La suspension à air « peut être comparée avec la suspension hydropneumatique » p. 7.
Décisions et échéances
La séance fixe un délai pour juin 1961 p. 7 et propose d'« aller jusqu'au bout, en équipant 3 voitures légères avec ressorts, suspension hydropneumatique et suspension à air » p. 7. Il est aussi question de répondre à Bourgard, en lien avec MM. Delerive et Henry Bicherand p. 7.
Le document mentionne par ailleurs un essai en cours sur l'« amortissement à fond de course », avec l'espoir de plans définitifs « dans une dizaine de jours », destinés à des voitures d'avant-série « du mois de mai » p. 7. Une dernière remarque évoque une application « suspension camion, tonnage de 8t » p. 7.
Contexte
Chez Citroën, au tournant des années 1960, la suspension hydropneumatique — mise au point par Paul Magès et déjà en service sur la DS depuis 1955 — coexistait avec des recherches concurrentes sur des systèmes à air comprimé, portées notamment par un ingénieur nommé Bourgard/Bongrand selon d'autres pièces du même dossier. Ces comparaisons technique s'inscrivent dans une période où plusieurs constructeurs exploraient des solutions pneumatiques alternatives à l'hydropneumatique, avant que ce dernier ne s'impose durablement dans la gamme Citroën.
Regard d'archiviste
Ce document est une pièce de suivi interne, brève mais dense, qui illustre le rôle d'arbitre technique tenu par Magès face à une solution concurrente. Le ton est celui d'un compte rendu de travail, avec arguments techniques précis (frottements, étanchéité, encombrement) plutôt que jugement définitif.
Il semble que cette séance ait été une étape intermédiaire dans un dossier plus large : elle fait suite à une réunion d'avril 1960 et précède probablement le résumé de Magès du 19 juin 1961 sur l'affaire Bongrand, qui semble clore la comparaison évoquée ici. Elle s'inscrit aussi dans la continuité du compte rendu de la réunion du 17 février 1960 sur le brevet Bougeard, confirmant que cette confrontation entre suspension à air et hydropneumatique a occupé le B.E.A. sur plus d'une année.
Dans le même dossier
Datation
17 janvier 1961
Document
1 page
Source : « Scanner 5 août 2025 à 14.05.pdf », p. 7
Catégorie
Note d'archivage
Formulaire de séance B.E.A. daté 17-1-61 en p.7, renvoyant à la séance du 27-4-60.



