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Note de calcul Magès : suspension P55, ressort à lames et 6 cloches (4 mars 1958)

Un feuillet de calculs manuscrit de Paul Magès daté du 4 mars 1958, où il dimensionne une suspension hybride pour le projet P55 — ressort à lames et 6 cloches hydropneumatiques — et arbitre entre pompe électrique et pompe mécanique à deux vitesses.

Note de calcul Magès : suspension P55, ressort à lames et 6 cloches (4 mars 1958) — page 6
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Ce feuillet manuscrit, daté du 4 mars 1958 et signé « P. Magès », porte des calculs pour la suspension du projet P55 p. 6.

Principe de la suspension étudiée

Le titre indique une suspension hybride : « Ressort à lames supportant 1/2 pd[s] + Suspension H[ydro]Pneumatique » avec 6 cloches de 750 cm³ p. 6.

Données de gonflage et de pression

Magès note les valeurs suivantes pour les 6 cloches :

GrandeurValeurVol. gazVol. huilePage
Pression de gonflage9,9 Kg/cm²——p. 6
Pression à vide11 Kg/cm²4°,060°,440p. 6
Pression en charge72 Kg/cm²0°,6203°,880p. 6

La quantité d'huile nécessaire pour passer de la position « vide » à « en charge » est calculée à 3°,440 p. 6.

Choix de la pompe

Magès raisonne sur une pompe à 7 pistons (cylindrée 2,8 cm³). Il calcule qu'il faudrait 1250 tours pour fournir le volume requis, soit 30 secondes à 2500 tr/mn — durée soulignée au crayon dans le document p. 6.

Il en déduit qu'une pompe liée directement au régime moteur est à écarter, car cela imposerait une accélération excessive du moteur p. 6.

Il envisage deux solutions alternatives :

  • une pompe à commande électrique pour la mise à hauteur rapide, complétée par une pompe d'appoint en voyage p. 6 ;
  • une pompe à commande mécanique à deux vitesses, avec une multiplication rapide embrayable manuellement, débrayage automatique au desserrage du frein à main, et un embrayage qu'il envisage « avantageusement magnétique », commandé par un mano-contact sensible à la pression p. 6.

Contexte

Le projet P55 correspond, dans la nomenclature interne Citroën de l'époque, à des études de véhicules dérivés de la gamme DS/ID, dont la suspension hydropneumatique — inventée par Paul Magès — équipait déjà la DS 19 commercialisée depuis 1955.

L'hybridation évoquée ici (ressort à lames + cloches hydropneumatiques) rappelle les solutions employées sur d'autres modèles Citroën de l'époque pour l'essieu arrière, où le confort pneumatique se combinait parfois à des éléments mécaniques plus classiques, notamment pour des raisons de coût ou de charge utile.

Regard d'archiviste

Ce feuillet illustre le travail quotidien de dimensionnement mené par Magès : il ne s'agit pas ici de la conception du principe hydropneumatique lui-même, déjà éprouvé sur la DS, mais d'un problème d'ingénierie très concret — comment alimenter en huile, assez vite, un système à 6 cloches sans solliciter excessivement le moteur.

La réflexion sur la pompe (électrique vs mécanique à deux vitesses, embrayage magnétique, mano-contact) montre le souci de Magès d'anticiper les contraintes d'usage réel (montée rapide, frein à main, route). Il semble que ce document appartienne à une phase d'études encore ouvertes, probablement en amont d'un choix industriel définitif.

On peut rapprocher cette note d'autres pièces du même fonds traitant des cloches de suspension, comme le relevé de pressions des blocs pneumatiques de suspension (P 1662), ou la feuille d'étude manuscrite sur les courbes masse-ressort, qui documentent des aspects complémentaires du même type de calculs.

Datation

4 mars 1958

Document

1 page

Source : « Scanner 5 août 2025 à 14.29.pdf », p. 6

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

P.6 en-tête Citroën daté 4-03-58, page n° 58, signé P. Magès ; sujet propre (suspension P55) distinct des pages voisines.