Note manuscrite du 1er juin 1970 sur la limitation du patinage des roues arrière
Paul Magès esquisse un dispositif mécanique ou électronique comparant la vitesse des roues avant et arrière pour éviter le patinage et la mise en travers des véhicules à propulsion.

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Ce feuillet manuscrit, daté du 1er juin 1970 p. 23, présente une réflexion de Paul Magès sur la sécurité des voitures à propulsion arrière.
Le principe
Magès pose le problème en termes de sécurité : « il faudrait, dans un but de sécurité, empêcher que les roues motrices arrière puisse tourner plus vite que les roues avant directrices » p. 23. L'objectif est clair : « éviter le patinage des roues […] dans le cas où le couple moteur transmis est trop important par rapport à l'adhérence » et éviter ainsi « la mise en travers du véhicule » p. 23.
Deux solutions envisagées
Magès imagine deux moyens pour comparer les vitesses des roues avant et arrière et agir en conséquence sur la puissance moteur (carburation ou allumage) :
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Un moyen mécanique, inspiré des câbles de compteur de vitesse (« un sur l'avant, un sur l'arrière »), qui déclencherait un contact électrique dès que le câble arrière tournerait plus vite que celui de l'avant p. 23.
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Une combinaison électronique, jugée plus prometteuse par l'auteur (« il semble qu'une combinaison heureuse pourrait se faire »), s'appuyant sur les dispositifs déjà prévus pour l'« anti skid » lorsque celui-ci équipe les deux essieux. Le signal comparant les vitesses de rotation pourrait alors agir « soit au carburateur soit à l'allumage ou encore mieux au cerveau de l'injection électronique » p. 23.
Une note en bas de page, ajoutée dans une graphie différente, renvoie à « un vieux brevet (années 4[0/8]) », sans autre précision p. 23.
Contexte
L'« anti skid » évoqué ici correspond aux systèmes anti-blocage de roues qui se développaient à l'époque dans l'aéronautique et commençaient à intéresser l'automobile — l'ABS grand public n'apparaîtra chez Citroën et ses concurrents que plusieurs années plus tard. L'injection électronique, encore balbutiante en 1970, n'équipait alors que de rares modèles haut de gamme.
Cette note s'inscrit dans une période où Citroën travaillait notamment sur la SM, propulsion arrière à moteur Maserati, ce qui rend la préoccupation de Magès pour la motricité et la tenue de route des véhicules à propulsion particulièrement cohérente avec l'actualité de la marque.
Regard d'archiviste
Ce document est précieux car il montre Magès en position d'inventeur généraliste, dépassant le seul champ de la suspension hydropneumatique pour s'attaquer à un problème de motricité et de sécurité active — ce qui deviendra plus tard le contrôle de traction.
Il semble que cette réflexion, contemporaine des essais de tenue de route de la SM, ait pu nourrir les échanges ultérieurs sur la réglementation, comme le suggère la Note de Magès du 7 novembre 1970 sur la réglementation de la tenue de route rédigée la même année.
Le renvoi à un « vieux brevet » mentionné en marge p. 23 témoigne aussi de la culture technique de Magès, toujours attentif à situer ses idées par rapport à l'antériorité — une piste qui reste, en l'état, non identifiée précisément.
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Datation
1er juin 1970
Document
1 page
Source : « Scanner 5 août 2025 à 15.33.pdf », p. 23
Tags
Catégorie
Note d'archivage
P.23 : feuillet distinct daté « 1.6.70 », sujet propre (antipatinage) postérieur à la signature de la note p.22.
