Note n°868 (7 avril 1970) : le coût d'entretien de la suspension hydropneumatique chiffré
Une note du Service Après-Vente Citroën compare, chiffres à l'appui, le coût d'entretien de la suspension hydropneumatique (LHM) à celui des suspensions classiques de la R16, 204 et 504.

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Cette note interne du Service Après-Vente Citroën, signée H. Vigneau et adressée à M. Ravenel, répond à une demande du 17 mars p. 125 sur le coût d'entretien de la suspension hydropneumatique.
La méthode : deux enquêtes croisées
Une première enquête menée en 1969 porte sur des ID de 1967-1968 équipées au LHM (liquide hydraulique minéral) : elle chiffre la vidange (tous les 30 000 km) à 0,002 F/Km et les réparations hydrauliques à 0,001 F/Km, soit 0,003 F/Km, ou 180 F pour 3 ans et 60 000 km p. 125.
Une seconde méthode, fondée sur le cumul des ventes de pièces détachées en 1969 (cylindres, sphères, rotules, bras de suspension, pompes...), aboutit à 0,004 F/Km — pièces et main-d'œuvre comprises p. 126. La note conclut à une fourchette de 0,003 à 0,004 F/Km, soit « de 180 Fr à 240 Fr pour 3 ans et 57 000 Km » p. 126.
La comparaison avec les suspensions classiques
Faute de données sûres, le service évalue la durée de vie des amortisseurs entre 10 000 km (204 en région accidentée) et plus de 40 000 km (R16 en région accidentée), retenant une moyenne « plus proche de 40 000 Km que de 20 000 Km » p. 126.
| Modèle | Pièces | M.O. Paris | Total | Page |
|---|---|---|---|---|
| R.16 – 4 amortisseurs | 282 | 75 | 356 | p. 126 |
| R.16 – 4 barres de torsion | 148 | 150 | 298 | p. 126 |
| 204 – 4 amortisseurs | 307 | 270 | 577 | p. 126 |
| 204 – 4 ressorts | 100 | 270 | 370 | p. 126 |
| 504 – 4 amortisseurs | 276 | ? | ? | p. 126 |
| 504 – 4 ressorts | 153 | ? | ? | p. 126 |
Sur 40 000 km, les amortisseurs coûtent 0,009 F/Km pour la R16 et 0,014 F/Km pour la 204 p. 126. Les données 504 restent incomplètes (« ? »).
La note conclut : « La suspension hydraulique coûte en entretien-réparation nettement moins cher qu'une suspension classique », en précisant que « plus de la moitié de son coût vient du liquide » p. 126.
Contexte
À cette époque, l'hydropneumatique équipait la DS et l'ID depuis 1955, et Citroën cherchait à démontrer la fiabilité économique de cette technologie face à des suspensions classiques comme celles de la Renault 16, de la Peugeot 204 et de la 504, alors concurrentes directes sur le marché français. Le sigle LHM désigne le liquide hydraulique minéral introduit progressivement à cette période pour améliorer la tenue du système dans le temps.
Regard d'archiviste
Ce document est précieux car il fournit un argumentaire chiffré, rare dans ce fonds, destiné probablement à répondre aux critiques récurrentes sur le coût d'entretien perçu de l'hydraulique Citroën. Il semble s'inscrire dans un travail continu du Service Après-Vente pour objectiver les performances du système face à la concurrence, dans la ligne des enquêtes de fiabilité menées dès le début des années 1960, comme celle sur les fuites hydrauliques de la DS 19. Les nombreux surlignages et l'accolade manuscrite entourant la conclusion p. 126 suggèrent que ce constat favorable à l'hydropneumatique était particulièrement mis en avant par ses destinataires.
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Datation
7 avril 1970
Document
2 pages
Source : « Scanner 8 août 2025 à 15.18.pdf », p. 125–126
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Catégorie
Note d'archivage
En-tête Service Après-Vente, note n° 868 du 7 avril 1970 p.125 ; page (2) p.126 ; entrée du sommaire.

