Proposition manuscrite d'un système de niveau d'huile constant pour carter-moteur (3 décembre 1936)
Une note manuscrite du 3 décembre 1936 où Paul Magès propose un dispositif automatique de régulation du niveau d'huile du carter-moteur, schéma de principe et argumentaire commercial à l'appui.

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La proposition
Cette note manuscrite, datée « 3-12-36 » en haut de page p. 4, présente une proposition de système destiné à maintenir automatiquement le niveau d'huile du carter-moteur à une hauteur constante.
Les avantages listés
L'auteur énumère quatre avantages à ce dispositif p. 4 :
- Supprimer le « jaugeage toujours desagreable à faire ».
- Maintenir le niveau « à une hauteur optimum ».
- Éviter les ajouts d'huile par petites quantités, le réservoir pouvant contenir 8 litres, par exemple.
- Permettre un contrôle précis de la consommation, soit en jaugeant le réservoir, soit — solution jugée préférable — via « un regard vitré ou un Tube-niveau gradué ».
Une note complémentaire envisage une exploitation commerciale : l'appareil « pourrait etre monté en serie ou etre vendu comme accessoire aux P.D. » p. 4.
Le schéma de principe
Le croquis associé décrit un réservoir d'huile fermé par un « bouchon etanche », relié au carter inférieur par deux tubes verticaux : un « Tube d'air A » et un « Tube d'ecoulement d'huile ». Le principe de fonctionnement est explicité en légende : l'huile ne peut s'écouler du réservoir que lorsque l'air peut pénétrer par le tube A, et cet air ne pénètre que lorsque le niveau B, dans le carter inférieur, baisse — un mécanisme d'équilibrage par effet de vase communicant/dépression p. 4.
Contexte
Ce type de dispositif s'inscrit dans les préoccupations classiques d'entretien mécanique de l'automobile des années 1930 : le contrôle du niveau d'huile moteur se faisait alors manuellement, à la jauge, opération jugée fastidieuse et sujette à erreur.
En décembre 1936, Paul Magès, entré chez Citroën en août 1925 à 17 ans et demi, y travaille depuis une dizaine d'années comme autodidacte, rédacteur technique puis sous-responsable du Super-Contrôle (notes autobiographiques) ; ce n'est qu'à partir de 1939-1940, avec le limiteur de freinage du fourgon TUB puis son entrée au bureau d'études, qu'il s'orientera vers les travaux qui déboucheront sur la suspension hydropneumatique, dont les premiers plans datent du 17 février 1944 (Plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle (17 février 1944)) et qui sera présentée sur la DS le 6 octobre 1955. Ce contexte général éclaire la nature de ce document — une étude technique de jeunesse liée à la mécanique automobile —, sans que rien dans la note elle-même ne l'y rattache explicitement.
Regard d'archiviste
Cette note constitue une proposition d'invention relativement aboutie pour son format : elle expose non seulement un principe technique mais aussi ses avantages pratiques et une perspective commerciale (montage en série ou vente en accessoire), ce qui suggère une véritable intention de dépôt ou de développement industriel plutôt qu'une simple esquisse d'atelier.
Le principe décrit — régulation du niveau par jeu d'admission d'air lié à la baisse du niveau — évoque, par sa logique de vase communicant contrôlé, une famille de réflexions que l'on retrouve plus tard, sous une forme différente, dans les travaux de Magès sur les circuits hydropneumatiques.
Il est probable qu'il existe une variante ou un second exemplaire de cette même proposition, datée du même jour : voir Système de niveau d'huile constant pour carter-moteur — proposition du 3 décembre 1936 (variante). On peut aussi rapprocher cette idée du croquis d'un tube air/huile remplaçant la jauge d'huile, qui semble reprendre un principe voisin.
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Datation
3 décembre 1936
Document
1 page
Source : « Scanner 1 août 2025 à 16.41.pdf », p. 4
Catégorie
Note d'archivage
Date « 3-12-36 » portée en page 4 ; texte de proposition complet et autonome.



