Schéma d'une transmission hydrostatique (réf. E 401 10)
Planche technique Citroën détaillant le circuit complet d'une transmission hydrostatique : pompe à cylindrée variable, récepteurs, régulateurs et boîtes à clapets, avec code couleur des pressions.

Comprendre ce document
Dans ce document
Cette planche unique présente le schéma complet d'une transmission hydrostatique, portant la référence N° E 401 10 dans le cartouche technique p. 1.
Circuit principal
Le cœur du système est une pompe à cylindrée variable actionnant un plateau mobile, reliée à deux récepteurs — droit et gauche — chacun alimenté en haute pression (HP) et basse pression (BP) p. 1. Une vanne de commande permet de sélectionner trois positions : marche avant (« M A »), marche arrière (« M A^r ») et point mort p. 1.
Régulation et sécurité
Un régulateur de commande du court-circuitage gère le « court-circuitage de démarrage », avec une pleine ouverture annoncée à 600 tr/min et une fermeture à 1200 tr/min p. 1. On trouve également un ralentisseur d'inclinaison du plateau vers la position surmultipliée, ainsi qu'un dispositif de « court-circuitage du ralentisseur vers la petite cylindrée » p. 1.
Boîtes à clapets
Deux boîtes à clapets sont détaillées :
- la « boîte à clapets de renouvellement du circuit principal », avec un clapet d'inversion et un clapet de décharge taré à 10 kg/m² p. 1 ;
- une seconde « boîte à clapets » comportant un clapet de limitation de rétro (taré à 40 kg/m²), deux clapets d'alimentation et un clapet de décharge à 10 kg/m² p. 1.
Le document mentionne aussi un ralentisseur de pédale d'accélérateur et une pompe basse pression, avec l'annotation : « La pédale d'accélérateur commande une tension de ressort et une ouverture de papillon correspondant à une puissance pour un nombre de Tm' » p. 1.
Une légende colorée associe le rouge à la HP, le bleu foncé à la BP, le mauve à la « pression régulée » et le jaune à la « pression 0 ou retour » p. 1. Le cartouche, partiellement coupé, laisse voir « SOCIÉTÉ A[NONYME]... ANDRÉ C[ITROËN]... » p. 1.
Contexte
Les transmissions hydrostatiques, qui remplacent les liaisons mécaniques par des circuits hydrauliques pour transmettre puissance et couple, ont fait l'objet de recherches chez plusieurs constructeurs automobiles dans les années 1950-1960, en lien avec les avancées de l'hydraulique appliquées par ailleurs à la suspension et au freinage.
Chez Citroën, ces recherches s'inscrivent dans la continuité des travaux sur l'hydropneumatique, domaine dans lequel Paul Magès a joué un rôle central avec la suspension de la DS présentée en 1955.
Regard d'archiviste
Ce schéma témoigne, semble-t-il, d'une exploration poussée des transmissions hydrauliques par les équipes techniques de Citroën, avec un souci évident de précision : les valeurs de tarage des clapets (10 kg/m², 40 kg/m²) et les seuils de régime moteur (600 et 1200 tr/min) indiquent un stade avancé de définition du système p. 1.
La complexité du circuit — deux récepteurs, plusieurs boîtes à clapets, régulateurs multiples — suggère un projet ambitieux, probablement expérimental, dont l'aboutissement industriel n'est pas attesté par ce seul document. Le cadre-titre incomplet ne permet pas de préciser davantage l'affectation ni le véhicule visé.
Datation
1960
Document
1 page
Source : « WEB 135 — 1960 Schéma d'une transmission hydrostatique. -.pdf », p. 1
Catégorie
Note d'archivage
Page unique du PDF (p.1) : en-tête « SOCIÉTÉ A[nonyme] / ANDRÉ C[itroën] », référence de plan E 401 10, schéma technique légendé. Datation 1960 reprise du titre de la boîte, non confirmée par un cartouche daté lisible.



