Note technique Prestrelle : régulation d'un convertisseur hydrostatique (P.4331)
Une note du bureau d'études Citroën datée du 17 février 1964 détaille deux montages mécano-hydrauliques permettant de réguler automatiquement la démultiplication d'une transmission hydrostatique, en fonction de la puissance moteur et du couple résistant.

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Le principe général
Cette note du B.E.A. Citroën, référencée P.4331 et signée « Prestrelle » (17-02-64), décrit un dispositif de régulation automatique de la démultiplication d'un convertisseur de couple hydrostatique, en fonction à la fois de la puissance appliquée en entrée et du couple résistant en sortie p. 72.
Le texte pose le principe : quand la puissance d'entrée est constante, « la régulation se réduit à l'équilibre entre 2 couples » représenté mécaniquement par un fléau dont les bras s'équilibrent selon la démultiplication p. 72.
Première réalisation (Fig. I)
La transmission entre le moteur (1) et la roue (2) passe par un générateur (3) et un ou plusieurs récepteurs (4), reliés par des canalisations de tirage et de retour p. 72. Le fléau (10), dont les longueurs varient grâce à des galets (11), reçoit d'un côté un effort proportionnel au couple résistant (piston 15) et de l'autre un effort constant combinant un ressort (17) et un régulateur centrifuge (masselottes 22) lié à la pédale d'accélérateur (28) via une came (29) p. 73.
Le document précise que la courbe de pression ainsi obtenue (courbe 1, Fig. III) reste inférieure à la charge maximale du moteur (courbe 2) et correspond à son « meilleur rendement » p. 73. Un répartiteur (32) permet en outre d'associer un récepteur à cylindrée variable, le cycle de réduction de cylindrée du récepteur intervenant après celui d'augmentation côté générateur p. 74. Un dispositif d'embrayage (49) commandé par la pression centrifuge complète l'ensemble p. 74.
Variante (Fig. II)
Dans cette seconde disposition, c'est la charge moteur qui est affichée par le conducteur, la vitesse moteur en devenant la résultante — l'inverse de la Fig. I p. 74. Le régulateur centrifuge (100) y produit une courbe particulière (Fig. IV) avec deux points caractéristiques A (embrayage à pression maxi) et B (puissance maxi) p. 74-75. Un dispositif additionnel lié à la vitesse d'enfoncement de la pédale (110 à 119) permet des accélérations rapides transitoires p. 75.
Résumé des revendications
La note se conclut par cinq points résumant les principes revendiqués : régulation par fléau équilibrant pression et cylindrée (1), répartition avec verrouillage hydraulique pour récepteur variable (2), affichage de la vitesse moteur (3) ou de la charge moteur (4) par la pédale, et contrôle par la vitesse d'enfoncement de la pédale (5) p. 75.
Les pages 76 et 77 portent les schémas complets (Fig. I et Fig. II) numérotés jusqu'à 119, et la page 78 les courbes Fig. III et Fig. IV (couple moteur / tours moteur).
Contexte
Le convertisseur hydrostatique évoqué ici s'inscrit dans les recherches menées par Citroën, sous l'impulsion de Paul Magès, pour explorer des alternatives à la boîte de vitesses classique — dans la continuité des travaux sur la suspension hydropneumatique qui avaient déjà démontré la maîtrise de Citroën en hydraulique appliquée à l'automobile.
Ces recherches sur la transmission hydrostatique (T.H.) se sont poursuivies pendant plus d'une décennie chez Citroën, avec des essais sur 2 CV, 3 CV puis sur le véhicule L, sans déboucher sur une commercialisation.
Regard d'archiviste
Ce document est une pièce technique dense et rigoureuse, probablement destinée à formaliser une invention en vue d'un dépôt de brevet, comme le suggère la structure en « résumé » de revendications numérotées p. 75.
Il semble s'agir d'une contribution du bureau d'études (signée Prestrelle) s'inscrivant dans le programme de développement de la transmission hydrostatique piloté par Magès. Daté de février 1964, il précède de plusieurs mois les notes manuscrites de présentation de la T.H. 50 CV (septembre 1964), et pourrait avoir nourri les réflexions théoriques qui ont accompagné les essais réels menés sur véhicules, comme ceux relatés dans le suivi d'endurance de la 2 CV A12.
La double approche décrite (affichage de la vitesse moteur ou de la charge moteur par la pédale) illustre bien la démarche exploratoire du B.E.A., qui envisageait plusieurs architectures de régulation avant de converger vers des solutions éprouvées sur le terrain.
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Datation
17 février 1964
Document
7 pages
Source : « Scanner 18 août 2025 à 15.25.pdf », p. 72–78
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Catégorie
Note d'archivage
p.72 « Transmission hydrostatique 17-02-64 Nb. de Pag. : 7 » ; p.73-78 pages 2 à 7 avec figures signées Prestrelle 2-64 ; sommaire p.164 : « 17-02-1964 Note sur la T.H. établie par M. PRESTRELLE ».



