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« Sécurité passive — L'automobiliste et le technicien » : dialogue pédagogique sur la formule F = P·V²/D·0,394

Un dialogue mis en scène entre un automobiliste sceptique et un technicien qui, formule à l'appui, lui démontre pourquoi la ceinture de sécurité est indispensable. Une pièce pédagogique datée du 25 avril 1973, dans l'esprit des démonstrations de Paul Magès sur les efforts subis lors d'un choc.

« Sécurité passive — L'automobiliste et le technicien » : dialogue pédagogique sur la formule F = P·V²/D·0,394 — page 14
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Dans ce document

Ce document met en scène un dialogue pédagogique entre « l'automobiliste » (A) et « le technicien » (T), organisé en répliques numérotées de 1 à 18, pour expliquer l'utilité de la ceinture de sécurité p. 14-17.

La formule mise en scène

Dès la première réplique, le technicien lance sa formule au lieu de saluer : « P x V²/D x 0,394 = F » p. 14. Il détaille ensuite chaque terme avec l'automobiliste :

  • P : le poids du conducteur, ici fixé à « 70 kilos » à titre d'exemple p. 14-15.
  • V² : la vitesse lue au compteur, élevée au carré — « si vous voyez 50 ... vous multipliez par 50 » p. 14-15.
  • D : la « distance d'arrêt ou de freinage », y compris lorsqu'elle se réduit à « l'enfoncement de votre carrosserie » contre un obstacle p. 15.
  • F : l'effort résultant, celui qui « casse le nez » ou « enfonce les côtes » du conducteur qui n'a pas de ceinture p. 15.

Les résultats chiffrés

Le technicien applique la formule à trois vitesses, pour un poids de 70 kg :

VitesseÉcrasementEffort FRapport au poidsPage
30 km/h30 cm827 kg12 fois le poidsp. 16
50 km/h50 cm (ajout manuscrit)non chiffré précisément20 fois le poids (correction manuscrite de « 30 »)p. 16
100 km/h1 mètrenon chiffré précisément40 fois le poidsp. 16

La conclusion

Face à cette « lutte » contre F, le technicien indique que des remèdes existent, « certains dépendent des techniciens », d'autres du conducteur — dont la ceinture de sécurité, qui « diminue la vitesse » et « répartit l'effort sur plusieurs points du corps » p. 16. Le dialogue se referme sur le rappel de la formule et la réplique finale de l'automobiliste : « OK ! J'ai compris. Je la boucle... et merci ! » p. 17.

Le document, daté manuscritement du 25-04-73, présente une première case en dactylographie corrigée à la main (ratures, chiffres modifiés), puis une mise au net paginée où les cases 14 à 18 restent vides de texte, seul le squelette des répliques 14-17 étant esquissé par le technicien p. 17.

Contexte

Le port de la ceinture de sécurité devient obligatoire en France à l'avant à partir de 1973, dans un contexte de sensibilisation croissante à la sécurité routière porté par les constructeurs comme par les pouvoirs publics. Citroën, comme les autres marques, communique alors auprès du grand public sur l'intérêt de cet équipement, souvent en dépassant les seules aptitudes de la ceinture pour explorer les phénomènes physiques du choc (énergie cinétique, distance d'arrêt).

En 1973, Paul Magès est entré au bureau d'études Citroën depuis 1939-1940 et travaille depuis les années 1940 sur la suspension hydropneumatique (plans dès le 17 février 1944) ; il restera chez Citroën jusqu'à sa retraite en septembre 1974 (Photographies du départ à la retraite de Paul Magès (1974)).

Regard d'archiviste

Ce dialogue témoigne du souci pédagogique de Paul Magès : rendre accessible une formule physique — sans doute liée à ses travaux sur les efforts et distances de sécurité — par une saynète simple, presque théâtrale, avec un humour bon enfant (« Poids plume, 70 kilos »).

Le document appartient probablement à une série de démonstrations similaires produites à la même période, comme en témoignent les Notes de calcul manuscrites : distances de sécurité et établissement de la formule d'effort, datées du même jour (25 avril 1973), qui semblent avoir servi de base aux chiffres cités ici p. 16. On peut également rapprocher cette démarche pédagogique des « méthodes des œufs » sur l'énergie cinétique, comme la « Méthode pour ne pas casser les œufs », rédigée un mois plus tôt.

La mise au net inachevée (cases 14 à 18 vides sur la dernière page) suggère un document de travail, peut-être destiné à une communication interne ou externe sur la sécurité routière, jamais totalement finalisé dans cette version.

Datation

25 avril 1973

Document

4 pages

Source : « Scanner 5 août 2025 à 15.58.pdf », p. 14–17

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

Titre et date « Sécurité passive 25-04-73 » p.14 ; pagination continue « - 2 - » à « - 4 - » p.15-17 et réplique finale n°18 p.17.