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Brevet Citroën n° 832.244 : génératrice électrique à moteur hydraulique intégré (1960)

Une demande de brevet Citroën de 1960 propose de loger le moteur hydraulique d'entraînement directement dans le stator de la génératrice, supprimant tout accouplement mécanique classique.

Brevet Citroën n° 832.244 : génératrice électrique à moteur hydraulique intégré (1960) — page 118
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Il s'agit d'une demande de brevet français déposée par la Société Anonyme André Citroën, sous le numéro provisoire 832.244, datée du 6 juillet 1960 p. 118, et intitulée « Perfectionnement à l'entraînement des génératrices électriques ». La délivrance est notée « ajournée » p. 118.

Le problème posé

Le texte part d'un constat classique : une génératrice électrique doit être entraînée par un moteur via un accouplement mécanique, ce qui impose des usinages précis de centrage et d'alignement, pose des problèmes d'implantation sur le moteur à équiper, et nécessite des dispositifs de régulation complexes pour compenser les variations de vitesse p. 118.

La solution revendiquée

L'invention propose un ensemble « génératrice électrique-moteur d'entraînement » où le rotor du moteur, entraîné par un fluide sous pression, est logé à l'intérieur du stator de la génératrice, directement lié ou incorporé au rotor de celle-ci (p. 119, résumé p. 122). Cela supprime « complètement les sujétions de liaison mécanique entre la génératrice et son moteur d'entraînement » p. 119.

Le mode de réalisation préféré décrit un barillet à pistons coopérant avec un plateau impulseur incliné, alimenté par un distributeur de fluide sous pression contrôlée (p. 120, p. 122-123). Le fonctionnement est détaillé : chaque piston soumis à la pression reçoit du plateau incliné une réaction à composante tangentielle qui entraîne le barillet en rotation ; au retour, une aspiration annule cette réaction p. 121.

Une variante (figures 2 et 3) rend le moteur à cylindrée variable : la butée à billes du plateau impulseur s'appuie sur un piston qui permet de faire varier son inclinaison, donc la puissance du moteur p. 120-121. Les paramètres réglables sont soit la pression du fluide seule, soit la pression combinée à l'inclinaison du plateau p. 121.

Le résumé final p. 122 et l'abrégé descriptif p. 123 reprennent ces quatre revendications, associées aux figures 1 (coupe axiale de l'ensemble), 2 et 3 (variante à cylindrée variable), visibles en schémas techniques sur les pages 123-124.

Contexte

Ce brevet s'inscrit dans le vaste travail d'exploration hydraulique mené chez Citroën autour de Paul Magès, connu pour l'invention de la suspension hydropneumatique équipant la DS (1955). Au tournant des années 1960, cette expertise en fluides sous pression irrigue d'autres pistes d'ingénierie, dont l'entraînement de machines électriques par moteur hydraulique — une logique proche de celle qui donnera naissance, quelques années plus tard, aux recherches sur la transmission hydrostatique.

Ce type de moteur hydraulique à barillet-pistons et plateau incliné est un principe classique de l'hydraulique industrielle, mais son intégration directe dans le stator d'une génératrice, sans accouplement, était présentée comme une simplification notable pour l'implantation sur véhicule.

Regard d'archiviste

Ce document témoigne, il semble, d'une phase de diversification des applications de l'hydraulique au sein des bureaux d'études Citroën, en marge des travaux plus connus sur la suspension. Le principe du moteur à barillet et plateau incliné, à cylindrée fixe ou variable p. 120-121, rappelle des architectures que l'on retrouvera plus tard, sous une forme adaptée à la propulsion, dans les recherches sur la transmission hydrostatique, dont le dossier « 59-74 » débute précisément à cette période.

L'intérêt de cette archive tient moins à son originalité conceptuelle (le moteur hydraulique à plateau incliné est un dispositif connu) qu'à son application spécifique — l'intégration au stator d'une génératrice — qui illustre la démarche de simplification mécanique caractéristique des équipes de Magès. Le nom de l'inventeur n'étant pas précisé dans les pages transcrites, son rattachement exact à Paul Magès reste une hypothèse de contexte plutôt qu'un fait documentaire.

Datation

6 juillet 1960

Document

7 pages

Source : « Scanner 18 août 2025 à 15.25.pdf », p. 118–124

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Catégorie

Innovation

Note d'archivage

p.118 page de garde « N° provisoire 832.244, dépôt 6 juillet 1960 », réf. 4384 TH 60 ; p.119-123 texte et abrégé ; p.124 planche unique ; sommaire p.164.