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Projet d'addition au brevet 833.391 : compensation thermique par thermistances (26.10.1960)

Un projet manuscrit de Paul Magès, daté du 26 octobre 1960, propose d'utiliser des thermistances pour compenser automatiquement les effets de la température de la batterie sur la tension d'un groupe hydro-électrique breveté.

Projet d'addition au brevet 833.391 : compensation thermique par thermistances (26.10.1960) — page 89
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Ce document est un projet manuscrit de demande d'addition au brevet n° 833.391, daté et signé par Magès : « Magès / 26.10.60 » p. 91. Il porte le titre « Dispositif d'asservissement du moteur d'un groupe hydro-Electrique » p. 91 et la référence complémentaire « (4385) » p. 91.

Le problème posé

Le texte rappelle que le brevet principal décrit un système automatique réglant la puissance d'un moteur hydraulique entraînant une génératrice électrique, afin que la tension aux bornes reste à une valeur prédéterminée quelle que soit la puissance demandée p. 91.

Lorsque cette génératrice alimente une batterie d'accumulateurs, la tension délivrée doit varier avec la température de la batterie, sous peine d'imposer à celle-ci de fortes variations de courant de charge p. 91. Le brevet principal proposait déjà « plusieurs dispositifs de compensation Thermique » ; le présent additif en propose « une autre solution » p. 91.

La solution par thermistances

Magès explique le principe des « Thermistances », résistances à coefficient de température négatif, utilisées en série avec l'enroulement d'un électro-aimant pour maintenir constante l'intensité qui le traverse malgré les variations de température de celui-ci (échauffement propre ou température ambiante) p. 91.

La solution retenue consiste à intercaler dans le circuit de l'électro une thermistance supplémentaire, placée en contact étroit avec la batterie, « ou, de préférence, plongeant dans l'électrolyte de celle-ci » p. 91. Elle est calculée pour ajuster l'intensité délivrée à l'électro du régulateur électro-hydraulique, afin que la tension de la génératrice corresponde à celle de la batterie quelle que soit sa température p. 91.

Les pages 89 et 90 présentent un schéma technique répétant le renvoi « Voir figure 4 brevet principal (sauf 27) », avec deux thermistances repérées :

  • A : « Thermistance thermique de l'électro-aimant » p. 89-90
  • B : « Thermistance assurant la variation de la tension en fonction de la température de la batterie » p. 89-90

Les pièces sont numérotées (1, 2, 3, 4, 18, 19), en référence explicite à la figure 4 du brevet principal, et reliées à un bloc annoté « accu » p. 89-90. La cote « P 2617 » apparaît en bas des deux pages p. 89-90.

Contexte

Le brevet n° 833.391 évoqué appartient à la lignée des brevets Citroën sur les systèmes hydro-électriques et hydropneumatiques développés sous la direction de Paul Magès à partir des années 1950. Les demandes d'addition à un brevet permettaient, dans le droit des brevets de l'époque, de compléter ou d'améliorer une invention protégée sans devoir déposer un brevet entièrement nouveau.

Les thermistances, composants électroniques dont la résistance varie fortement avec la température, étaient à cette période un moyen courant et relativement peu coûteux de compenser des dérives thermiques dans des circuits de régulation — une problématique classique pour tout système embarqué sur véhicule, soumis à de grandes variations de température ambiante et de fonctionnement.

Regard d'archiviste

Ce court dossier de trois pages illustre bien la méthode de travail de Magès : face à un problème déjà traité dans un brevet principal, il documente une solution alternative, plus simple, avant de la faire protéger comme addition. La présence de deux schémas quasi identiques p. 89-90 suggère probablement une version de travail et une version affinée du même croquis, destinées au dépôt officiel.

L'usage de la thermistance plongée dans l'électrolyte de la batterie p. 91 témoigne d'une recherche constante, chez Magès, de solutions physiques directes et robustes plutôt que de circuits électroniques complexes — une approche cohérente avec l'esprit des dispositifs hydropneumatiques et hydro-électriques qu'il développait par ailleurs, comme en témoigne le corpus voisin sur la transmission hydrostatique, autre grand champ d'invention où il cherchait sans cesse à simplifier mécaniquement les asservissements.

Datation

26 octobre 1960

Document

3 pages

Source : « Scanner 18 août 2025 à 15.25.pdf », p. 89–91

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Catégorie

Innovation

Note d'archivage

p.91 « Magès 26.10.60 Projet de demande d'addition au brevet N° prov. 833391 (4385) » ; p.89-90 figures P 2617 se rapportant au même projet ; sommaire p.164.