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Brouillon de lettre de Paul Magès à M. Grosseau sur le cahier des charges du véhicule L (11 mars 1971)

Un brouillon de lettre où Paul Magès proteste contre un revirement de décision sur la carrosserie du véhicule « L », regrettant que les mécaniciens n'aient pas été consultés.

Brouillon de lettre de Paul Magès à M. Grosseau sur le cahier des charges du véhicule L (11 mars 1971) — page 147
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Dans ce document

Ce brouillon de lettre, daté du 11.3.71 (date manuscrite en haut à droite), est adressé par Paul Magès à M. Grosseau et porte sur le « Cahier des charges du véhicule L » p. 147.

Le constat de Magès

Magès observe que les carrossiers ont « viré de bord » très rapidement après la présentation à M. Ravenel des projets de carrosserie du véhicule L, ce qui traduit selon lui une décision nette de revenir au cahier des charges de 1969 p. 147.

La protestation

Il précise qu'il ne critique pas M. Ravenel lui-même, celui-ci ayant décidé « en partant des informations qui lui ont été fournies » p. 147. En revanche, Magès regrette vivement que cette décision ait pu être prise « sans que nous ayons pu donner le point de vue des mécaniciens » p. 147.

Il estime qu'il aurait fallu discuter, avant présentation, des prix établis par M. Durin à partir des renseignements donnés par le BEA, pour des solutions qu'il juge discutables — un examen commun aurait pu, selon lui, faire émerger « une solution acceptable » p. 147.

Il rappelle avoir déjà indiqué à M. Sarre, à une époque antérieure non précisée, que les décisions techniques ne devaient se prendre qu'après consultation p. 147.

Il conclut en affirmant ne pas être « au bureau d'étude pour subir des "changements de cap" » sans en comprendre les raisons, tout en se disant prêt à « se replonger dans la technique pure » p. 147. La fin du document est illisible.

Contexte

Le « véhicule L » évoqué ici correspond, dans l'histoire de Citroën, à un projet de grande routière des années 1968-1974 qui aboutira à la CX, lancée en 1974. Cette période est marquée par des tensions internes chez Citroën entre bureau d'études, carrossiers et direction, dans un contexte industriel difficile (rachat par Peugeot en cours). Ces éléments relèvent du savoir historique général et ne sont pas mentionnés dans le document lui-même.

Regard d'archiviste

Cette lettre illustre, semble-t-il, une tension récurrente vécue par Magès : celle d'un ingénieur mécanicien s'estimant insuffisamment consulté sur des choix de carrosserie ayant des implications techniques p. 147. Le ton est ferme mais mesuré, Magès prenant soin de ne pas incriminer nommément M. Ravenel.

Les marquages visuels — bande rouge, traits verticaux dans la marge, mot barré — suggèrent une relecture attentive, probablement par Magès lui-même, soulignant les passages les plus sensibles.

Ce document peut utilement être mis en regard du Sommaire de la chemise 60-74, qui replace cette correspondance dans l'ensemble des décisions et projets suivis par le BEA durant cette période.

Datation

11 mars 1971

Document

1 page

Source : « Scanner 8 août 2025 à 15.18.pdf », p. 147

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Catégorie

Histoire

Note d'archivage

Date 11.3.71 et destinataire p.147 ; entrée du sommaire.