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Note du 11 septembre 1959 : suspension hydraulique ou pneumatique et brevet Bougeard

Une note interne de Citroën signée M. Cadiou compare la suspension hydropneumatique de Magès et Mercier à une solution pneumatique concurrente, et pose la question stratégique du brevet Bougeard.

Note du 11 septembre 1959 : suspension hydraulique ou pneumatique et brevet Bougeard — page 4
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Un principe défendu : le tout-hydraulique

La note pose d'abord le principe de la suspension hydropneumatique telle que développée chez Citroën : « un poids de gaz constant, et transmission de tous les efforts par un liquide » p. 4. Les auteurs revendiquent des travaux de « MM. MAGES, MERCIER » sur les interactions longitudinales et transversales, l'anti-roulis, les amortissements progressifs et la correction d'assiette p. 4, et affirment être « dans la bonne voie » p. 4.

La solution concurrente : le pneumatique pur

Le texte décrit un « autre principe » où le gaz, à poids variable, transmet lui-même les efforts, sans liquide p. 4. Il rappelle que ce principe a déjà été testé « sur voitures de tourisme par les Américains » et sur camions par plusieurs pays (Anglais, Allemands, Italiens, Français), avec un constat d'« échec » limité côté tourisme et des « inquiétudes » côté camions p. 4. Une troisième voie hybride (gaz variable + transmission hydraulique) est évoquée comme non encore appliquée p. 4.

Un programme d'étude comparatif

L'auteur — signé M. Cadiou p. 6 — propose un programme en deux parties : une partie théorique (schémas, analyse, critique de chaque système) et une partie pratique (étude des réalisations, documentation, essais, endurance, prix) p. 5. Il demande un ingénieur pour la mener, épaulé pour la théorie par « MM. MAGES, MERCIER, HONDET, et le Laboratoire » p. 5.

L'enjeu du brevet Bougeard

La conclusion de cette étude est jugée indispensable « pour prendre position sur le brevet BOUGEARD », même si l'essai de la voiture concernée est satisfaisant, car adopter cette voie signifierait abandonner l'hydraulique pour le pneumatique p. 6. La note chiffre à « au moins 5 ans » les études nécessaires, et évoque la reconversion de l'usine d'Asnières pour fabriquer compresseurs et appareils à air, ainsi que la rééducation des services après-vente dans le monde p. 6.

Contexte

Le brevet Bougeard désignait, dans l'histoire de Citroën, une solution de suspension pneumatique concurrente examinée à la fin des années 1950 — période où la marque affinait la suspension hydropneumatique de la DS, lancée en 1955. Ce débat interne illustre les hésitations technologiques qui ont précédé la généralisation du système hydropneumatique sur les modèles suivants (ID, GS, SM, CX).

Regard d'archiviste

Ce document éclaire un moment charnière : Citroën s'interroge sérieusement sur l'abandon possible de la voie hydropneumatique au profit d'une solution pneumatique concurrente, alors même que Magès et Mercier en sont les artisans p. 4-6. Les nombreuses annotations manuscrites en rouge — points d'interrogation sur « MERCIER », accolades, exclamation — suggèrent une lecture critique, probablement par Magès lui-même, tant l'enjeu touche directement à son travail.

La suite donnée à ce débat n'apparaît pas dans le document, mais le Sommaire de la chemise 60-74 et les échanges ultérieurs sur la sécurité hydraulique, comme la note BEA 43.027, montrent que la voie hydropneumatique fut bien maintenue et approfondie dans les années suivantes.

Datation

11 septembre 1959

Document

3 pages

Source : « Scanner 8 août 2025 à 15.18.pdf », p. 4–6

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Catégorie

Histoire

Note d'archivage

Date portée « 11/9/59 » p.4 ; pagination interne -2- et -3- p.5-6 ; correspond à la 1re entrée du sommaire.