Note BEA 43.027 : Paul Magès alerte sur la sécurité de l'hydraulique (19 décembre 1961)
Une note de Paul Magès à M. Duclos réclame le recensement des pannes hydrauliques réelles et propose un contact à flotteur pour prévenir les fuites de réservoir sur la DS.

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Cette note dactylographiée est adressée par Paul Magès à M. Duclos, avec copie à MM. Clément, Guystant et Louis p. 15. Elle porte le numéro BEA 43.027 et a été dactylographiée le 19 décembre 1961 par « Etab. MEIGNAN » p. 15.
Objectif de la note
Magès souhaite « éliminer d'une façon définitive tous risques, même peu fréquents, de panne brutale sur la route dûe à une défaillance de l'hydraulique » et demande à ses correspondants de lui signaler les « cas réels constatés » dont ils ont connaissance p. 15.
Origine des pannes envisagées
Deux mécanismes sont évoqués :
- une rupture brutale d'un organe, d'un tube ou d'un joint, pour laquelle il faudrait « trouver une solution pour accroître leur coefficient de sécurité » p. 15 ;
- une fuite progressive qui vide le réservoir, entraînant une aspiration d'air par la pompe, la vidange de l'accumulateur principal, la panne du véhicule et un risque de destruction de la pompe p. 15.
Solutions suggérées
Pour prévenir ce second cas, Magès propose un contact à flotteur dans le réservoir — comparable à celui utilisé « pour les réservoirs de frein de camion » — qui allumerait la lampe rouge de l'accumulateur de réserve de frein en cas de baisse anormale de niveau p. 15. Il évoque aussi l'utilité d'« un bidon de secours » pour permettre d'atteindre un garage p. 15. Il termine en interrogeant : « Cette solution n'est-elle pas appliquée en Suisse sur DS ? » p. 15.
Le document porte plusieurs annotations manuscrites : un numéro « 19-12-61 » en rouge, la mention « RH16 », une flèche vers le titre, et surtout un grand trait rouge en accolade encadrant le paragraphe sur le contact à flotteur — signe probable qu'un lecteur a voulu souligner cette proposition.
Contexte
La DS, lancée par Citroën en 1955, repose sur une suspension et un circuit hydropneumatique conçus par Paul Magès, alimentant à la fois la suspension, les freins, la direction assistée et le changement de vitesses. Une défaillance de ce circuit unique pouvait donc, en théorie, affecter simultanément plusieurs fonctions vitales du véhicule — ce qui explique l'attention portée par les ingénieurs Citroën à la fiabilité de ce système dans les années suivant son lancement.
Regard d'archiviste
Cette note illustre le souci constant de Magès d'améliorer la sécurité de son invention à partir de retours d'usage réels plutôt que de suppositions théoriques — il demande explicitement des « cas réels constatés » p. 15. Elle s'inscrit probablement dans une démarche de suivi continu du système hydraulique, dans la même veine que l'enquête sur les fuites hydrauliques de janvier 1962, qui semble faire écho direct à cette demande formulée quelques semaines plus tôt.
La référence à une pratique déjà « appliquée en Suisse » suggère aussi que certains marchés export avaient anticipé ce type de dispositif d'alerte, information que Magès cherche visiblement à faire remonter au sein de Citroën.
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Datation
19 décembre 1961
Document
1 page
Source : « Scanner 8 août 2025 à 15.18.pdf », p. 15
Catégorie
Note d'archivage
Date 19/12/1961 et référence N 43027 p.15 ; entrée du sommaire.
