Notes de Paul Magès sur l'embrayage et la commande des vitesses de la DS (28 mars 1961)
Note manuscrite de Paul Magès datée de mars 1961 détaillant le "ralenti accéléré", le "correcteur de débrayage" et le "correcteur de réembrayage" étudiés pour la DS, avec des observations de terrain sur le carburateur Solex.

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Cette note manuscrite de Paul Magès, intitulée "AMELIORATIONS DS" — "EMBRAYAGE & COMMANDE DES VITESSES" (p. 12, titre repris p. 14), porte une inscription à l'encre rouge « 3 61 » suggérant mars 1961 p. 12.
Le ralenti accéléré
Le "ralenti accéléré", intégré au carburateur monté avec le moteur à Damper, apporte plusieurs avantages selon Magès : moins d'effort à la pédale de frein pour faire chuter la vitesse au « feu rouge » (environ 3 Kg/cm²), un réglage plus pratique, moins de réaction sur l'axe papillon, et la possibilité de réduire le ressort d'accélérateur pour préparer un accélérateur progressif p. 12.
Le correcteur de débrayage
Un piston logé dans le dispositif de commande centrifuge de l'embrayage automatique reçoit, au freinage, une pression permettant de décaler de 10 Kg/cm² la courbe de débrayage. Magès note qu'il faudrait abaisser le seuil de déclenchement à environ 3 Kg/cm², et propose comme solution d'utiliser le piston de 6,35 du ralenti accéléré comme tiroir de distribution de la haute pression p. 12. Il précise que le ralenti accéléré devrait de toute façon être repensé pour le « moteur N », car il interfère avec le bloc de changement de vitesse p. 12.
Observations sur le carburateur
Magès rapporte que les réglages hydrauliques n'évoluent pas dans le temps, mais que le ralenti du moteur évolue — non pas à cause du moteur, mais du réglage du carburateur. Avec le carburateur Solex, il affirme que « nous en sommes absolument certains aujourd'hui », l'évolution est nulle (référence au cas « Gaudin », taxi). Les bagues en bronze pour l'axe papillon ne semblent pas avoir résolu le problème après 4000 km p. 13.
Le correcteur de réembrayage
Un « nouveau principe » est à l'étude : dès le signal de réembrayage, la pression chute brutalement à une pression de « léchage » indépendante du régime moteur, réglée une fois pour toutes ; puis réduction progressive jusqu'à zéro, plus lente « pied levé » pour éviter le « coup de frein moteur », et relativement lente également à « mi-gaz » p. 13.
Contexte
L'embrayage automatique centrifuge et la boîte de vitesses semi-automatique (BVH) de la DS reposaient sur le circuit hydraulique haute pression développé par Citroën. Le carburateur Solex, cité dans la note, équipait couramment les moteurs Citroën de l'époque. Ces éléments de contexte relèvent du savoir général sur la DS, non du document lui-même.
Regard d'archiviste
Ce document illustre le travail minutieux de Magès sur les liaisons entre freinage, accélération et embrayage automatique, cœur de son ingénierie hydraulique. Les observations de terrain (le cas « Gaudin ») montrent une méthode d'ingénieur attentive aux retours d'usage réel.
Cette note s'inscrit probablement dans la continuité des réflexions présentées lors de la Conférence BBC de novembre-décembre 1960, et trouve un écho ultérieur dans le Résumé de séance BBC du 22 février 1962, qui traite aussi de transmission et boîte de vitesses.
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Datation
28 mars 1961
Document
3 pages
Source : « Scanner 8 août 2025 à 15.18.pdf », p. 12–14
Tags
Catégorie
Note d'archivage
Date « 28 mars 1961 » p.12 ; p.13 suite sur carburateur ; p.14 page de titre « AMELIORATIONS DS EMBRAYAGE / COMMANDE » ; entrée du sommaire.


