Essai routier Paris–Clermont du 20 mai 1949 — réglage J de la suspension
Compte rendu d'essai sur route testant le réglage « J » de la suspension hydraulique, avec les impressions contrastées de deux passagers comparées à la PVL.6.

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Dans ce document
Ce feuillet daté du 20 mai 1949 rapporte un essai routier effectué sur le trajet Paris - Clermont, portant sur un réglage « J » de la suspension hydraulique, précisé par des valeurs techniques : « AV 3e trou » et « AR Ø = 19,8 » p. 79.
Impressions des passagers
Deux témoignages sont consignés :
- M. B juge ce réglage « plus fatigué que dans précédent voyage », en référence à un réglage antérieur noté « A » p. 79.
- Mme B. décrit une « première impression d'insécurité », suivie d'une accoutumance « en moins de 80 km ». Elle relève une « grosse différence de confort avec PVL.6 », souhaiterait « un amortissement plus grand », et signale un « déplacement du pare-brise remarqué » p. 79.
Le document porte également une annotation manuscrite reprenant la date « 20.5.49 » dans le coin supérieur droit p. 79.
Contexte
À la fin des années 1940, les équipes de Paul Magès chez Citroën menaient de nombreux essais routiers comparatifs pour affiner les réglages de la future suspension hydropneumatique, qui équipera la Traction avant puis, en 1955, la DS. La mention « PVL.6 » désigne vraisemblablement un véhicule prototype ou de référence utilisé pour les comparaisons de confort — un usage courant dans les essais de développement de l'époque, où plusieurs voitures test coexistaient sous des désignations internes.
Ce type de compte rendu, sobre et factuel, correspond à la méthode empirique de mise au point alors en vigueur : on variait un paramètre (ici le réglage « J »), on parcourait une distance donnée, et l'on recueillait les impressions subjectives des occupants pour orienter les ajustements suivants.
Regard d'archiviste
Ce court feuillet illustre bien la démarche itérative de Paul Magès : chaque essai est identifié par une lettre de réglage (ici « J », après un réglage « A » mentionné en comparaison), preuve d'une série d'essais successifs dont celui-ci n'est qu'un maillon p. 79.
Le contraste entre les deux ressentis — fatigue pour l'un, insécurité initiale puis accoutumance pour l'autre — montre l'attention portée aux perceptions individuelles, essentielles pour calibrer un système censé apporter un confort supérieur à la moyenne des suspensions de l'époque.
Ce document trouve probablement sa place dans une série d'essais comparables, à rapprocher du Programmes de travaux BEA 1945 : essais suspension, lanceurs et travaux Fressard, qui évoque déjà l'organisation des essais de suspension au sein du bureau d'études.
Datation
20 mai 1949
Document
1 page
Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 79
Catégorie
Note d'archivage
p.79 « ESSAIS DU 20/5/49 PARIS - CLERMONT ».



