Le Figaro, 3 décembre 1974 : rapprochements imminents Citroën-Peugeot et Berliet-Saviem
Coupures du Figaro du 3 décembre 1974 annonçant l'imminence des rapprochements Citroën-Peugeot et Berliet-Saviem, dans un climat de crise de l'industrie automobile française et d'attente d'une aide de l'État.

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Automobile : l'aide de l'État attendue
L'article principal, signé Alain Souské, annonce que les modalités de l'aide de l'État à l'industrie automobile française devraient être connues « aujourd'hui » (le 3 décembre 1974), à l'issue d'une réunion du « Comité interministériel de l'aménagement des structures industrielles » p. 5. Le journal indique que « l'annonce officielle du rapprochement Berliet-Saviem est maintenant imminente, tandis que celle du mariage Peugeot-Citroën ne devrait plus tarder » p. 5.
Un encadré, intitulé « Un acte gratuit ? », s'interroge sur le sens de cette aide publique : éviter la faillite du « deuxième constructeur français de voitures de tourisme » et le licenciement de « 55.000 salariés » p. 5, tout en questionnant pourquoi l'État secourrait Citroën plutôt que « ces multiples sociétés moyennes » en difficulté.
Une brève note évoque des « importantes transactions » sur le titre Kléber-Colombes, en lien avec les rumeurs de rapprochement Citroën-Peugeot, et le fait que Michelin contrôlerait indirectement Kléber-Colombes via la société Semkar p. 5. Un croquis humoristique montre un lion (Peugeot) accolé à un logo à chevrons (Citroën) p. 5.
Autres actualités économiques de la page
La même page traite, sans lien direct avec Citroën, de la sidérurgie (offre de Denain-Nord-Est-Longwy sur Marine-Firminy, p. 5), de l'accord Fiat-syndicats en Italie p. 5, de l'acquisition de 14,6 % du capital de Daimler-Benz par le Koweït p. 5, de l'ouverture prochaine d'un magasin Marks and Spencer à Paris p. 5, et d'un système de transport automatique VEC testé au parking Fnac-Montparnasse p. 5.
La page 6 est une publicité pour la porcelaine Bernardaud (« Modern Style »), sans rapport avec l'automobile p. 6.
Contexte
À l'automne 1974, la France est frappée par le premier choc pétrolier, qui fragilise durement l'industrie automobile. Citroën, filiale de Michelin depuis 1935, traverse une grave crise financière, aggravée par les difficultés du projet rotatif Comotor et par les ventes décevantes de certains modèles.
Le rapprochement entre Peugeot et Citroën, évoqué ici comme imminent, sera effectivement officialisé quelques jours plus tard, en décembre 1974, avec une prise de participation de Peugeot dans Citroën — prélude à la fusion complète en 1976 sous l'égide de PSA. Ce mouvement s'inscrit dans une vague plus large de concentrations industrielles encouragées par l'État (Berliet-Saviem dans les poids lourds, Denain-Nord-Est-Longwy dans la sidérurgie), afin de constituer des groupes nationaux capables de résister à la crise.
Cette période coïncide précisément avec le départ à la retraite de Paul Magès, qui quitte Citroën en septembre 1974 après 49 ans de carrière (photographies du départ à la retraite de Paul Magès ; lettre de M. Meignan). Il se retire alors à Ramatuelle, dans le Var, où il devient conseiller municipal en 1977 puis 2e adjoint au maire en 1983 (liste des membres du conseil municipal de Ramatuelle).
Regard d'archiviste
Cette coupure de presse ne mentionne pas Paul Magès nommément, mais elle documente un moment charnière de l'histoire de Citroën qui a directement affecté son travail d'ingénieur : le rapprochement avec Peugeot, dont dépendait la survie même de la marque et donc la poursuite des recherches sur la suspension hydropneumatique.
Le ton inquiet de l'article — qui s'interroge sur la légitimité de l'aide publique et sur l'avenir des « 55.000 salariés » p. 5 — illustre l'atmosphère de crise dans laquelle se prenaient alors les décisions industrielles chez Citroën. Ce document complète utilement le message de François Rollier du 24 juin 1974, qui annonçait déjà ce rapprochement en interne, ainsi que la coupure du lendemain, Le Figaro du 4 décembre 1974, qui en confirme l'officialisation.
Cette pièce a été conservée par Magès non pour son contenu technique, mais comme témoin de l'environnement économique et social dans lequel s'achevait alors sa carrière — au moment précis où il quittait Citroën après 49 ans de service, dans un climat d'incertitude sur l'avenir même de la maison.
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Citroën Informations Intérieures n° 079 du 11 juin 1974 : marché et promotion des ventes
Datation
3 décembre 1974
Document
2 pages
Source : « Scanner 6 août 2025 à 15.49.pdf », p. 5–6
Catégorie
Note d'archivage
Bandeaux « LE FIGARO — MARDI 3 DÉCEMBRE 1974 », pages 13-14 (p.5-6) ; changement de date par rapport à p.1-4.

