Étude d'une valve progressive à commande électrique (15 juin 1970)
Note manuscrite de Paul Magès datée du 15 juin 1970, détaillant le principe d'une valve hydraulique délivrant une pression proportionnelle à une force électrique, avec applications envisagées au freinage et à l'embrayage automatique.

Comprendre ce document
Dans ce document
Schéma 1 — la valve progressive de base
Paul Magès expose le principe d'une valve progressive à commande électrique : partant d'un fluide sous pression, on souhaite obtenir une pression variable en fonction d'une force F p. 65.
Il détaille les contraintes dimensionnelles du tiroir : « la côte économique est de 6.35 mm » soit une section de 0,315 cm² p. 65.
| Paramètre | Valeur | Page |
|---|---|---|
| Pression d'entrée P | 200 Kg | p. 65 |
| Plage de régulation P1 | 0 à 200 Kg | p. 65 |
| Force F nécessaire | 0 à 66 Kg | p. 65 |
| Diamètre tiroir (côte économique) | 6,35 mm | p. 65 |
| Section correspondante | 0,315 cm² | p. 65 |
Magès précise qu'un tel distributeur pourrait alimenter un circuit de freinage automobile, la force nécessaire étant alors fournie « directement, ou par l'intermédiaire d'un levier, par le conducteur du véhicule » p. 65.
Schéma 2 — amplification pour signal faible
Pour un signal de faible puissance, comme un signal électrique fonction de la vitesse moteur destiné à commander un embrayage automatique, Magès propose le dispositif du schéma 2 p. 65.
Le tiroir de commutation y est en équilibre entre la force de l'électro-aimant et celle d'un ressort R2, « ces deux forces peuvent être choisies très faibles et d'une valeur quelconque » p. 65.
La pression délivrée agit sur un piston qui comprime un ressort R1 ; le déplacement du piston modifie la tension de R2 jusqu'à ce que la pression atteigne la valeur demandée par le signal électrique p. 66. Sans tension dans l'électro, la pression revient à zéro p. 66.
Le document est signé « P. Magès » et daté du 15.6.70 p. 66, portant les références internes « P. 6939.1 » et « P. 6939_2 » p. 65-66.
Contexte
À cette époque, Citroën développe des solutions hydrauliques sophistiquées pour ses véhicules, héritées des travaux sur la suspension hydropneumatique et le freinage assisté de la DS. L'idée d'un embrayage automatique piloté électriquement, évoquée ici, s'inscrit dans les recherches menées sur les transmissions semi-automatiques de l'époque (comme la boîte Citromatic), sans que le document n'établisse de lien direct avec un modèle précis.
Regard d'archiviste
Cette note manuscrite illustre une démarche typique de Magès : partir d'un problème de régulation hydraulique concret — ici transformer une force ou un signal électrique en pression proportionnelle — et en dériver plusieurs applications potentielles (freinage, embrayage automatique).
Le passage du schéma 1 (commande mécanique directe) au schéma 2 (commande électrique amplifiée) semble traduire une réflexion progressive vers l'électrification des commandes hydrauliques, thème qui prolonge les travaux plus anciens sur les régulateurs et distributeurs conservés dans le même dossier, comme le principe du conjoncteur-disjoncteur hydraulique ou la 2e addition au brevet sur le régulateur de débit.
Daté et signé avec précision, ce document offre un aperçu direct de la méthode d'ingénieur de Magès : calculs de dimensionnement rapides, schémas de principe et ouverture vers des applications industrielles futures.
Dans le même dossier

Perfectionnement aux pompes : le clapet d'aspiration inertiel de Paul Magès (18 juillet 1964)

Étude Magès : valve de distribution à 3 voies à recouvrement réglable (26 juin 1961)

Brevet ajourné : valve à trois voies à longueur de recouvrement réglable (22 déc. 1959)
Datation
15 juin 1970
Document
2 pages
Source : « Scanner 6 août 2025 à 16.22.pdf », p. 65–66
Catégorie
Note d'archivage
p.65 : titre « Valve progressive à cde electrique », date 15-06-70, réf. P.6939.1 ; p.66 : suite paginée (2) datée 15.6.70 signée P. Magès, réf. P.6939.2.

