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Note B.E.A. n° 859 : la contribution de Citroën à la sécurité automobile (6 juin 1970)

Note signée Paul Magès le 6 juin 1970, résumant en onze points la doctrine Citroën en matière de sécurité active : traction avant, suspension hydropneumatique, freinage à centrale hydraulique et direction assistée, de la DS au SM.

Note B.E.A. n° 859 : la contribution de Citroën à la sécurité automobile (6 juin 1970) — page 1
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Présentation et légendes d’origine

Le 6 juillet 1970, Paul MAGÈS fait paraître une note intitulée " La contribution de Citroën à la Sécurité Automobile " : la traction avant en 1934, la suspension hydro-pneumatique , l'absence de variation de parallélisme, l'axe de pivotement des roues directrices dans le plan médian de la roue etc...sur la DS en 1955.

Comprendre ce document

Dans ce document

Cette note dactylographiée, référencée B.E.A. n° 859, est signée « P. MAGES le 6/6/70 » en dernière page p. 6, ce qui confirme la datation au jour.

Un « courage industriel » revendiqué

La note ouvre sur une profession de foi : Citroën aurait fait « progresser la technique automobile dans le sens de la sécurité et du confort » en refusant la « voie de facilité » commerciale p. 1. Trois jalons sont cités : la traction avant de 1934, la DS de 1955 « à suspension et assistance hydraulique », et pour 1970 le SM ainsi que l'annonce, « en septembre », d'une « nouvelle 6 CV hydropneumatique » p. 1 — vraisemblablement la GS.

Les caractéristiques de la DS reprises sur le SM

Le texte égrène onze points techniques (p. 2 à p. 5) :

  1. la traction avant, jugée « autostable » car le sous-virage s'accroît avec le couple moteur p. 2 ;
  2. la suspension hydro-pneumatique à grande flexibilité et correction automatique de hauteur p. 2-3 ;
  3. des leviers « égaux et parallèles » limitant la variation de parallélisme des roues avant p. 3 ;
  4. l'axe de pivotement dans le plan médian de la roue, présenté comme une exclusivité : « à notre connaissance, la seule voiture qui possède cette disposition » p. 3 ;
  5. des paliers à rouleaux coniques sur les bras arrière p. 3 ;
  6. des barres anti-roulis avant/arrière réglées pour une tendance sous-vireuse p. 3 ;
  7. des freins à disque à l'avant dès 1955 — « première voiture de série » — et à l'arrière sur le SM p. 3 ;
  8. une centrale hydraulique de pression commune à suspension, direction, boîte et freinage, avec deux circuits de freinage indépendants et répartition automatique selon la charge p. 4 ;
  9. une alimentation « haute pression » réduisant le temps de réponse au freinage p. 4 ;
  10. la direction assistée, avec une version « d'une technique absolument nouvelle » sur le SM, décrite comme douce, autocentrée, durcissant avec la vitesse p. 4-5 ;
  11. l'éclairage à correction dynamique d'assiette introduit sur la DS en 1965, complété par des projecteurs orientables par la direction en 1967, puis six projecteurs sur le SM p. 5.

Conclusion

La note distingue la protection des occupants (normes de sécurité passive) de la philosophie Citroën qui viserait plutôt à « minimiser les possibilités d'accident » plutôt que « les conséquences des accidents » p. 6, formule soulignée à la main dans le document.

Contexte

Ce document s'inscrit dans l'histoire bien connue de Citroën : la traction avant de 1934 (Traction 7/11/15), la DS de 1955 et son million d'exemplaires évoqué en page 2, puis le SM lancé en 1970 et la GS annoncée pour l'automne de la même année. Paul Magès, entré chez Citroën en août 1925 et alors sous-responsable du Super-Contrôle, avait déposé ses premiers plans de suspension hydropneumatique dès le 17 février 1944 (plans de suspension hydropneumatique) ; il est historiquement l'inventeur de ce dispositif équipant la DS puis le SM.

Le sigle « B.E.A. » renvoie probablement au Bureau d'Études Automobiles de Citroën, sans que le document ne l'explicite lui-même.

Regard d'archiviste

Cette note semble avoir une vocation quasi programmatique : il s'agit moins d'un rapport technique détaillé que d'un plaidoyer synthétique, presque promotionnel, où Magès défend en une dizaine de points l'unité de la doctrine Citroën en matière de sécurité active, de la traction avant de 1934 au SM de 1970. Elle date de 1970, soit quatre ans avant son départ à la retraite en septembre 1974 (photographies du départ à la retraite), au terme de 49 années passées chez Citroën.

Les nombreux soulignements manuscrits (p. 2, p. 6) suggèrent une relecture attentive, peut-être en vue d'une communication ou d'une publication — la formule finale sur « minimiser les possibilités d'accident » plutôt que « les conséquences » paraît avoir été particulièrement mise en valeur.

Le document offre ainsi un rare résumé, de la main même de l'inventeur, de la cohérence technique entre suspension, freinage, direction et éclairage. Il complète utilement les archives plus techniques sur la suspension hydropneumatique et sur le développement du SM, s'il en existe dans le fonds.

Datation

6 juin 1970

Document

6 pages

Source : « WEB 62 — 1970. Contribution de Citroën à la sécurité automobile. -.pdf », p. 1–6

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Catégorie

Histoire

Note d'archivage

Référence unique « B.E.A. n° 859 » présente p.2 à p.6 avec pagination continue (« PAGE No 2 », « PAGE No 6 ») et texte se poursuivant d'une page à l'autre ; p.1 constitue l'ouverture (« Il est de tradition chez CITROËN… »). Date « 6/6/70 » et auteur « P. MAGES » portés p.6.