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Note Citroën du 23 février 1956 sur le procès Citroën–Simca (tenue de route)

Une note interne de Citroën adressée à Paul Magès résume le jugement du 20 février 1956 condamnant Simca pour dénigrement dans la célèbre affaire de la « tenue de route ».

Note Citroën du 23 février 1956 sur le procès Citroën–Simca (tenue de route) — page 139
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Le jugement du Tribunal de Commerce

Cette note interne de la Société Citroën, datée du 23 février 1956 et adressée à M. Magès, résume un jugement rendu trois jours plus tôt, le 20 février 1956, par le Tribunal de Commerce de la Seine p. 139.

Le Tribunal juge que Simca s'est rendue coupable de dénigrement en comparant ses voitures aux Citroën à traction avant, une faute jugée « d'autant plus grave » qu'elle s'appuyait sur l'autorité du Conservatoire National des Arts et Métiers p. 139. Le tribunal relève que le procès-verbal du Conservatoire « ne mentionne aucun indice de tenue de route » et que Simca aurait mêlé freinage, accélération, virage en « S » et bruit pour fabriquer des indices dans un tract et un film intitulé La tenue de route p. 139.

Le jugement écarte la demande reconventionnelle de dix millions de francs de Simca contre Citroën et Michelin, et dégage Citroën de toute responsabilité pour d'éventuels actes de Michelin p. 139.

Le dispositif de la condamnation

Simca, solidairement avec la société productrice MA-RO-MA et le distributeur Robert de Nesle, est condamnée pour « faute lourde » à un franc symbolique de dommages-intérêts, avec arrêt et destruction du tract, arrêt de projection du film sous astreinte de 100 000 francs par infraction, et publication du jugement dans trente journaux ainsi qu'un affichage dans 500 points de vente Citroën p. 140.

Le document mentionne aussi que Michelin, malgré une campagne pour ses pneus « X » sur les Arondes, n'est pas jugée coupable de dénigrement p. 140.

La plainte pénale

Une seconde partie évoque une plainte pour « faux et usage de faux » déposée par le Conservatoire, l'instruction étant confiée à un juge nommé Gojon p. 140. Une note manuscrite renvoie à l'Argus du 23 février 1956 p. 140.

Des annotations manuscrites (traits rouges, phrase encadrée) signalent les passages jugés essentiels pour Magès p. 139.

Contexte

Cette affaire s'inscrit dans la rivalité commerciale des années 1950 entre Citroën et Simca autour de la tenue de route, argument publicitaire central à l'époque où Citroën développe sa suspension hydropneumatique, appelée à équiper la future DS présentée en 1955. Le Conservatoire National des Arts et Métiers jouissait alors d'une autorité scientifique reconnue, ce qui explique la sévérité du jugement évoquée dans le document.

Regard d'archiviste

Ce document éclaire un aspect rarement documenté du travail de Magès : la dimension juridique et publicitaire entourant les innovations qu'il concevait. Le fait que la note lui soit adressée personnellement, avec des passages soulignés au feutre rouge, suggère qu'il suivait de près les enjeux commerciaux liés à la « tenue de route », argument phare de ses travaux sur la suspension.

Ce document trouve probablement sa place dans un dossier plus large consacré à la suspension hydropneumatique, comme en témoigne le Sommaire de la chemise 41-59, qui rassemble des pièces sur les évolutions techniques de la DS et son contexte industriel.

Datation

23 février 1956

Document

2 pages

Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 139–140

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Catégorie

Presse

Note d'archivage

p.139 note Citroën datée 23 février 1956, p.140 suite du même exposé.