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Note de normalisation n° 128 : désignation des liquides VF 10 A et VF 10 B

Note interne Citroën normalisant les symboles des liquides hydrauliques : VF 10 A pour le liquide de frein Lockheed, VF 10 B pour le liquide de suspension Citroën, coloré en rouge-orangé.

Note de normalisation n° 128 : désignation des liquides VF 10 A et VF 10 B — page 131
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Comprendre ce document

Dans ce document

Il s'agit d'une note de normalisation interne (n° 128) adressée par M. Foucher à MM. Magès et Prud'homme, au sein de la Société Anonyme André Citroën p. 131.

Objet de la note

La note fixe une désignation officielle pour deux liquides distincts utilisés sur les véhicules :

  • Le liquide de frein d'origine Lockheed reçoit désormais le symbole VF 10 A p. 131.
  • Le liquide de suspension de fabrication Citroën reçoit le symbole VF 10 B p. 131.

Distinction visuelle

Pour éviter toute confusion entre les deux liquides, le VF 10 B est coloré en rouge-orangé, grâce à un colorant appelé « ORGANOL BS » p. 131.

Recommandation

La note indique qu'« il serait intéressant d'utiliser au fur et à mesure des besoins le liquide préparé chez nous pour suspension » p. 131. Elle précise également que le Laboratoire, sous la responsabilité de M. Valette, tient à disposition les quantités nécessaires p. 131.

La date dactylographiée « 1-12- » est complétée par l'annotation manuscrite « 55 », ce qui situe la note au 1er décembre 1955, cohérent avec la datation fournie.

Contexte

Cette note s'inscrit dans le contexte du développement de la suspension hydropneumatique de la DS Citroën, présentée en 1955. Le liquide de suspension, distinct du liquide de frein classique, jouait un rôle central dans ce système révolutionnaire combinant suspension et freinage sur un même circuit hydraulique.

La distinction entre un liquide d'origine britannique (Lockheed, fabricant de composants hydrauliques automobiles) et un liquide de fabrication propre à Citroën illustre la volonté de l'entreprise de maîtriser sa propre chaîne de production, dans un contexte où la fiabilité du liquide était cruciale pour la sécurité et le bon fonctionnement du système hydraulique complexe de la DS.

Regard d'archiviste

Ce document, bref et de nature purement administrative, témoigne néanmoins d'une étape importante de normalisation industrielle au moment où la suspension hydropneumatique entre en production de série. Il semble refléter le souci de rigueur technique qui caractérise le travail de Magès et de ses collaborateurs : distinguer clairement, par un code et une couleur, deux fluides aux fonctions différentes mais circulant dans des systèmes proches.

Les soulignements en rouge visibles sur l'original (« liquide », « LOCKHEED », « VF 10 B », « rouge-orangé ») suggèrent une relecture attentive, probablement destinée à vérifier ou diffuser ces nouvelles désignations auprès des équipes concernées.

Ce document s'inscrit dans le même fonds que la Chemise « Étude théorique – suspension hydropneumatique 1943/44 », qui retrace les origines plus anciennes du système, et complète ainsi la chronologie de développement du dispositif jusqu'à sa phase de normalisation industrielle en 1955.

Datation

1er décembre 1955

Document

1 page

Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 131

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

p.131 note « Normalisat 128 » datée 1-12-55.