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Note d'essais : influence des ceintures de sécurité lors de chocs frontaux à 50 km/h

Une note technique de Paul Magès compare, chiffres d'essais à l'appui, les efforts subis par la tête, le thorax et les fémurs lors d'un choc frontal à 50 km/h contre un mur, avec et sans ceinture de sécurité.

Note d'essais : influence des ceintures de sécurité lors de chocs frontaux à 50 km/h — page 23
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Cette note technique, intitulée « Influence des ceintures de sécurité », présente les résultats d'essais de choc frontal à 50 km/h contre un mur, réalisés avec des mannequins équipés de capteurs d'accélération et d'efforts p. 23. Le document précise qu'il s'agit de pointes d'accélération enregistrées, ne durant que quelques millisecondes p. 23.

Efforts sur la tête

Sans ceinture, le choc sur le pare-brise génère un effort de 2 tonnes ; avec ceinture, il tombe à 300 kg p. 23.

Efforts sur le thorax

Sans ceinture, l'effort peut atteindre 6 tonnes ; avec ceinture, il varie de 700 à 1.500 kg, selon le véhicule dont les décélérations varient de 30 à 60 g, soit 300 à 600 m/s² p. 23.

Efforts sur les fémurs

Sans ceinture, l'effort peut atteindre 1.500 kg ; avec ceinture, il varie de 200 à 600 kg par jambe p. 23.

Tableau récapitulatif des mesures (p. 23)

Zone du corpsSans ceintureAvec ceinturePage
Tête2 tonnes (choc pare-brise)300 kgp. 23
Thoraxjusqu'à 6 tonnes700 à 1.500 kgp. 23
Fémursjusqu'à 1.500 kg200 à 600 kg/jambep. 23

Le document donne également les efforts sur les ancrages de la ceinture : au plancher, 1.500 kg sur le brin central et 900 kg sur le brin extérieur ; sur le pied milieu, 1.000 kg p. 23. Enfin, la performance des sangles est indiquée « jusqu'à 3 tonnes » p. 23. Une annotation manuscrite « 4 » figure dans le coin supérieur droit de la page p. 23.

Contexte

Dans les années 1960-1970, la question de la sécurité passive automobile — dont la ceinture de sécurité — fait l'objet de nombreuses études chez les constructeurs, alors que son port n'est pas encore généralisé par la réglementation française (obligatoire à l'avant à partir de 1973). Citroën, comme d'autres constructeurs, mène alors des campagnes d'essais de choc pour évaluer l'efficacité de ce dispositif face aux traumatismes crâniens, thoraciques et aux membres inférieurs — ces éléments relèvent du savoir historique général et ne sont pas mentionnés dans le document.

Regard d'archiviste

Cette note, non datée, s'inscrit probablement dans le travail plus large de Paul Magès sur la sécurité passive et les phénomènes d'énergie cinétique lors des chocs, une préoccupation que l'on retrouve dans d'autres pièces du fonds comme la démonstration sur l'énergie cinétique ou le dialogue pédagogique sur la sécurité passive.

La rigueur des chiffres présentés — ordres de grandeur en tonnes et kilogrammes, décélérations en g — traduit une démarche d'ingénieur cherchant à quantifier objectivement, presque brutalement, l'intérêt vital du port de la ceinture. Le contraste saisissant entre les valeurs « sans » et « avec » ceinture p. 23 suggère que ce document pouvait servir d'argument technique, voire pédagogique, dans les échanges internes ou la diffusion de la culture sécurité chez Citroën.

Datation

non datée

aucune date portée sur le document

Document

1 page

Source : « Scanner 5 août 2025 à 15.58.pdf », p. 23

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

Feuillet dactylographié titré et autonome (p.23).