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Note de Magès à Grosseau : refus d'adhérer au BHRA (22 février 1972)

Une note manuscrite de Paul Magès à M. Grosseau, datée du 22 février 1972, refusant une adhésion au British Hydraulic Research Association (BHRA) au nom du secret industriel et de l'efficacité du service de calcul interne.

Note de Magès à Grosseau : refus d'adhérer au BHRA (22 février 1972) — page 1
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La note, datée du 22 février 1972, est adressée par Paul Magès à un certain M. Grosseau, et porte la mention « Vu de M. Pierre AZOU du 14.2.72, Directeur de l'Institut Supérieur des Matériaux et de la Construction Mécanique » p. 1.

Le contexte rappelé par Magès

Magès explique que le service reçoit depuis « plus de 10 ans » les études du BHRA (British Hydraulic Research Association). Une candidature d'adhésion avait été envisagée « il y a environ 6 ans », sans suite, « pour une question budgetaire, mais surtout pour une raison de secret » p. 1.

Les quatre arguments contre l'adhésion

Face à une nouvelle proposition d'adhésion, Magès se déclare « absolument contre », pour quatre raisons p. 1 :

  1. Le service de calcul interne est jugé « tres efficace », capable de mener les simulations numériques et analogiques nécessaires, et de suivre « pas à pas » les expérimentations pratiques — qualifié d'« indispensable » (souligné dans le texte).
  2. Une volonté de réduire le budget « Etude » rend inopportune toute dépense externe pour des problèmes traitables en interne « plus efficacement ».
  3. Une distinction est posée entre le « probleme mathematique des transmissions hydrostatiques » et sa « realisation materielle » : il ne peut être question de fournir des renseignements sur les études maison.
  4. Une interrogation est soulevée sur d'éventuelles « attaches » de M. Gerber avec les sociétés REDAN ou GURY p. 1.

Le document porte un paraphe manuscrit non identifié et la date « 22.2.72 » en bas de page.

Contexte

Le BHRA (British Hydromechanics Research Association) était, dans les années 1960-1970, un institut de recherche britannique reconnu dans le domaine de l'hydraulique. Chez Citroën, cette période correspond au développement et à l'exploitation industrielle de la suspension hydropneumatique, technologie sur laquelle reposait une part importante de l'avance technique de la marque — ce qui éclaire, en dehors du document, la sensibilité du sujet du secret industriel évoquée par Magès.

Regard d'archiviste

Cette note courte mais dense donne un aperçu direct de la doctrine de Magès en matière de propriété industrielle : il privilégie systématiquement l'autonomie du service de calcul interne plutôt que le recours à une expertise extérieure, dès lors qu'un risque de fuite de savoir-faire existe p. 1.

Le document illustre aussi, de façon concrète, l'existence et le rôle de ce service de calcul « tres efficace » évoqué par Magès — un service dont on retrouve la trace pratique dans des pièces contemporaines comme le Relevé d'essai de températures sur moteur GS 1015 (1972), qui témoigne du travail expérimental mené la même année.

Les noms de M. Grosseau, M. Pierre Azou, M. Gerber et des sociétés REDAN/GURY ne sont pas autrement identifiés dans ce document ; leur rôle exact reste non précisé.

Datation

22 février 1972

Document

1 page

Source : « Scanner 5 août 2025 à 15.54.pdf », p. 1

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Catégorie

Histoire

Note d'archivage

Page 1 : date portée « 22-02-72 », auteur Magès, référence « 2 », mention de la visite du 14.2.72 ; pièce manuscrite isolée, sans lien avec le graphique de la page 2.