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Note manuscrite du 24 juin 1959 – Cas « capacité par essieu » : calcul des pressions en virage

Un feuillet de calcul manuscrit de Paul Magès étudiant, schémas à l'appui, l'équilibrage des pressions gauche/droite d'une suspension à « capacité par essieu », en ligne droite puis en virage.

Note manuscrite du 24 juin 1959 – Cas « capacité par essieu » : calcul des pressions en virage — page 10
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Le schéma de principe

La page présente un schéma technique symétrique : un compresseur central (« Comp. », noté 10 kg/cm²) relié par deux conduits à un ensemble gauche (G) et un ensemble droit (D), chacun composé de plusieurs capacités d'1 dm³ repérées ①/② et A, avec des sections de « 100 cm² » et des pressions de « 5 kg/cm² » indiquées sur les rectangles inférieurs p. 10.

Calcul en ligne droite

En ligne droite, Magès pose les valeurs d'équilibre : « PG = 500 kg » et « Pd = 500 kg », pour un total de « 1000 » p. 10.

Calcul en virage

En virage, il envisage une répartition dissymétrique : « PG devient 750 » et « Pd... 250 », le total restant « 1000 » p. 10.

Pour rétablir l'équilibre, en gardant le réservoir à 10 kg constant, il calcule qu'il faut, côté gauche, passer de 10 à « 2,5 » et côté droit de « 10 » à « 7,5 » : ainsi « à gauche il faut perdre 2,5 à la pression atmos. (par le giclem[eur] 2) » et « à droite il faut ajouter 2,5 d'air à la pression atmos. (par 1) » p. 10.

Il note ensuite que si le compresseur n'alimente pas, il manque « 0,250 d'air à 10 kg », ce qui produit un abaissement calculé — « 2,50 cm³ / 200 cm² = 1,25 cm » — dans le plan médian p. 10.

Il conclut que la rapidité du « rétablissement » en virage dépend du débit des giclems (2 à gauche, 1 à droite pour un virage à droite), car l'équilibre ne peut se faire, sans grand déplacement de piston, que « par variation de pression par admission (ou échappement) dans les chambres inférieures » p. 10.

La page porte la date manuscrite en rouge « 24/6/59 » et une seconde date en marge, « 29/6 » p. 10.

Contexte

Cette note s'inscrit, on le sait par l'histoire de Citroën, dans les recherches menées chez Citroën autour de la suspension hydropneumatique de la DS et de ses variantes, à une époque où l'ingénierie explore différentes architectures de répartition des capacités (par essieu ou par côté) pour gérer le comportement en virage.

Le terme « capacité par essieu » renvoie à un choix de conception opposé à la « capacité par côté », deux options alors comparées dans les études de suspension pneumatique/hydropneumatique de la période — un débat qu'on retrouve dans plusieurs notes contemporaines de ce dossier.

Regard d'archiviste

Ce feuillet illustre, de façon très concrète, la méthode de travail de Paul Magès : des calculs de pression chiffrés, appuyés sur un schéma fait main, pour anticiper le comportement dynamique d'une suspension en virage plutôt que de se contenter d'une intuition qualitative.

La double date — « 24/6/59 » en rouge et « 29/6 » en marge — suggère probablement une reprise ou une relecture de la note quelques jours plus tard, ce qui est cohérent avec l'existence d'une note très proche datée du même jour, Effets d'une capacité par côté ou par essieu, sur galop et roulis, et d'une autre du 29 juin sur le même sujet, capacité par côté vs capacité par essieu.

Ce cas « capacité par essieu » semble ainsi être une pièce d'une série de comparaisons systématiques entre architectures, menées par Magès à quelques jours d'intervalle en juin 1959, probablement en lien avec les travaux plus larges sur la suspension pneumatique évoqués dans le dossier « M. Bongrand ».

Datation

24 juin 1959

Document

1 page

Source : « Scanner 5 août 2025 à 14.05.pdf », p. 10

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

Date 24/6/59 en p.10 ; feuillet distinct de p.8 par son intitulé « Cas 1 capacité par essieu ».