Note manuscrite du 24/6/1959 : capacité par côté ou par essieu, effets sur galop et roulis
Une note de calcul manuscrite de Paul Magès compare, schémas à l'appui, l'effet d'une capacité d'air placée par côté ou par essieu sur la flexibilité de galop et de roulis d'une suspension hydropneumatique.

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Cette page manuscrite datée « 24/6/59 » p. 8 pose une comparaison synthétique entre deux façons d'organiser les capacités d'air d'une suspension hydropneumatique :
Capacité par côté
Selon la note, ce montage « augmente [la] flexib[ilité] de galop » et « réduit [la] flexib[ilité] de roul[is] », tout en restant « identique en "Pompage" » par rapport à l'autre solution p. 8.
Capacité par essieu
À l'inverse, ce second montage « réduit [la] flexib[ilité] de galop » et « augmente [la] flexib[ilité] de roul[is] » p. 8.
Comportement en virage
Une annotation évoque le cas d'un virage à droite (« D ») : « La pression croit en G et decroit en D » (côtés gauche/droite), avec l'idée de « profiter de la […] diffuence à P pour deplacer le poussant » — passage partiellement illisible p. 8.
Schémas
La page comporte un schéma hydraulique symétrique au crayon (cylindres bleus reliés par tuyauteries à quatre éléments rouges/gris, deux paires de vérins) ainsi que deux schémas en coupe d'un dispositif de type distributeur ou valve, l'un légendé « en ligne droite », montrant l'entrée de flux par « G » et « D » et, pour l'un des deux, une flèche verticale supplémentaire p. 8.
Contexte
Cette note s'inscrit dans les travaux menés chez Citroën par Paul Magès — entré dans l'entreprise en août 1925, passé par le Super-Contrôle puis le bureau d'études à partir de 1939-1940 (notes autobiographiques) — sur la suspension hydropneumatique, dont les plans à interaction différentielle datent dès février 1944 (plans du 17 février 1944) et qui équipera notamment la DS présentée le 6 octobre 1955. Le choix d'associer les capacités d'air par côté ou par essieu est une question classique de conception des suspensions à correcteurs : elle conditionne la répartition des efforts entre le tangage (« galop »), le roulis en virage et le comportement vertical global (« pompage »).
Ces notions générales de suspension pneumatique compensée faisaient l'objet, à la même époque, de réflexions techniques dans la presse spécialisée — sans que l'on puisse ici attribuer au document une source précise autre que le raisonnement manuscrit de Magès.
Regard d'archiviste
Ce feuillet semble être une note de travail rapide, presque un aide-mémoire comparatif, plutôt qu'un rapport formalisé : le style télégraphique, les schémas au crayon rehaussés et le passage biffé suggèrent une réflexion en cours, probablement destinée à trancher entre deux architectures de circuit d'air p. 8.
Elle s'inscrit dans une séquence de travail rapprochée sur ce même sujet : une note du même jour traite spécifiquement du cas « capacité par essieu » avec calcul des pressions en virage, et une note du 29 juin 1959 reprend la comparaison capacité par côté / par essieu quelques jours plus tard — ce qui confirme qu'il s'agit d'un dossier de calcul suivi, mené en 1959 dans la continuité directe des travaux entamés dès 1944 sur la suspension hydropneumatique.
Dans le même dossier

Note de Magès à M. Bongeard : calculs de suspension et butée caoutchouc (2.7.59)

Note manuscrite du 24 juin 1959 – Cas « capacité par essieu » : calcul des pressions en virage

Note manuscrite du 29 juin 1959 : capacité par côté vs capacité par essieu
Datation
24 juin 1959
Document
1 page
Source : « Scanner 5 août 2025 à 14.05.pdf », p. 8
Catégorie
Note d'archivage
Date portée 24/6/59 en p.8 ; feuillet manuscrit à schémas distinct du rapport d'essais suivant.
