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Note P. 6912 : un dispositif anti-patinage pour voitures à propulsion arrière (1970)

Une note manuscrite de Paul Magès datée du 1er juin 1970, imaginant un dispositif comparant les vitesses des roues avant et arrière pour éviter le patinage des voitures à propulsion arrière.

Note P. 6912 : un dispositif anti-patinage pour voitures à propulsion arrière (1970) — page 1
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Cette note manuscrite, référencée P. 6912 et signée « P. Magès » le 1.6.70 p. 1, expose une idée de sécurité pour les voitures à propulsion arrière.

Le problème visé

Magès part d'un constat : sur ces véhicules, les roues motrices (arrière) peuvent tourner plus vite que les roues avant directrices lorsque le couple moteur dépasse l'adhérence disponible, provoquant un patinage puis « la mise en travers du véhicule » p. 1.

Le principe proposé

L'idée consiste à comparer en permanence la vitesse des roues avant et celle des roues arrière, puis, dès que l'arrière tend à tourner plus vite, à agir sur la carburation ou sur l'allumage du moteur pour réduire sa puissance p. 1.

Deux moyens techniques évoqués

  • Un moyen mécanique simple : deux câbles de compteur (un à l'avant, un à l'arrière) actionnant un contact électrique dès que l'écart de vitesse apparaît, ce contact commandant un électro-aimant sur le carburateur ou l'allumage p. 1.
  • Une piste jugée plus prometteuse : réutiliser les dispositifs électroniques déjà envisagés pour l'« antiskid » lorsqu'il équipe les deux essieux, en comparant électroniquement les vitesses avant/arrière pour agir sur le carburateur, l'allumage, ou « encore mieux » sur un futur calculateur d'injection électronique p. 1.

Une note en bas de page renvoie l'auteur lui-même à « un brevet des années 40 concernant un dispositif de synchronisation d'embrayage » p. 1, comme antécédent technique possible pour obtenir le signal de comparaison.

Contexte

En 1970, Paul Magès est depuis longtemps sous-responsable du Super-Contrôle chez Citroën, où il est entré comme autodidacte en 1925 (notes autobiographiques) ; il y restera jusqu'à sa retraite en septembre 1974 (photographies du départ à la retraite). Au tournant des années 1970, l'électronique embarquée automobile est balbutiante : les premiers systèmes anti-blocage (ancêtres de l'ABS) commencent seulement à être étudiés par les constructeurs, et l'injection électronique n'est pas encore généralisée. Citroën est alors réputée pour ses innovations en matière de tenue de route, dont la suspension hydropneumatique conçue par Magès lui-même, présentée sur la DS dès 1955.

Le principe décrit ici — comparer les vitesses de roues avant et arrière pour corriger le couple moteur — annonce, dans son esprit, des fonctions qui seront reprises bien plus tard par des systèmes de contrôle de traction ou d'antipatinage électroniques, sans que ce document permette d'affirmer un lien de filiation directe.

Regard d'archiviste

Ce feuillet unique, daté et signé, ressemble à une note d'idée plutôt qu'à un projet abouti : Magès y raisonne à voix haute, envisage successivement une solution mécanique puis une solution électronique, et cite lui-même une référence antérieure comme piste de réflexion p. 1.

Il semble que ce document témoigne d'une veille personnelle sur les dispositifs de sécurité active, un domaine élargi par rapport à ses travaux plus connus sur la suspension. La numérotation « P. 6912 » suggère son intégration dans une série de notes techniques répertoriées, dont d'autres pièces des archives pourraient éclairer la suite ou le contexte.

Datation

1 juin 1970

Document

1 page

Source : « WEB 73 — 1970. Dispositif de sécurité pour voiture à propulsion arrière. -.pdf », p. 1

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Catégorie

Innovation

Note d'archivage

Page unique du PDF ; date portée « 1.6.70 » et référence « P. 6912 » en tête (p.1), transcription du corps de la note.