Note Michelin n° 1377 : joints D 434-94 et remplacement du Vulkacit AZ par le Santocure (10 sept. 1953)
Une note du Laboratoire Central Michelin à Clermont-Ferrand détaille l'évolution des formules de caoutchouc des joints D 434-94 et propose de remplacer le Vulkacit AZ, devenu introuvable, par le Santocure.

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Cette note technique n° 1377, datée du 10 septembre 1953 et tamponnée à réception le 11 septembre 1953, est adressée par un correspondant signé « Mr. LOUVET » du Laboratoire Central de Michelin à Clermont-Ferrand, à l'attention de Mr. BOUSSUS, avec en copie « E.C. Mr. MAGES » — mention soulignée d'une flèche manuscrite p. 115.
Les joints D 434-94 et la formule D2
Le document rappelle que les joints D 434-94 (référencés E 40I2I0-E 653-3802), fabriqués par Michelin, ont montré « une bonne résistance à l'usage ». La formule du mélange D2, communiquée en janvier 1952 (note HT 5172 du 12.1.52), est détaillée : GRS-X 845, blanc de zinc, noir CK4, acide stéarique, paraffine, soufre, Vulkacit AZ et mercapto-benzo-thiazol, avec une cuisson autoclave de 40 minutes à 134°C p. 115.
L'adaptation « D2 Clichy »
En avril 1953, l'usine de Clichy, n'ayant pu se procurer tous les constituants d'origine, a adapté la formule (noir CK-3 remplaçant le CK-4), les autres composants étant identiques p. 115-116. Le texte précise que ces joints « semblent à ce jour donner de bons résultats » p. 116.
Le remplacement du Vulkacit AZ
Le cœur de la note est la proposition de substitution : le Vulkacit AZ, jugé « accélérateur instable dans le temps » et « introuvable actuellement à l'état frais », doit être remplacé par le Santocure, décrit comme « forme stabilisée voisine du Vulkacit AZ ». La nouvelle formule est donnée (Santocure à 1.1, en lieu et place du couple Vulkacit-Mercapho), la vulcanisation restant « à déterminer » p. 116.
L'auteur demande enfin l'avis du destinataire sur la qualité de cette nouvelle formule comparée au mélange D2, et propose, en note manuscrite finale, une rencontre à Clermont si une « conversation directe » est préférée p. 116.
Contexte
Michelin fut, dans les années 1950, un partenaire industriel proche de Citroën pour les questions de caoutchouc et d'élastomères, matériaux essentiels aux joints et éléments souples utilisés notamment dans les systèmes hydrauliques et de suspension. Le Vulkacit AZ et le Santocure sont des accélérateurs de vulcanisation du caoutchouc, employés pour contrôler la prise et la résistance des mélanges.
Regard d'archiviste
Ce document illustre une facette méconnue mais essentielle du travail d'ingénierie mené autour de Paul Magès : la mise au point matérielle et chimique des composants nécessaires aux systèmes qu'il conçoit, ici de simples joints, dont la fiabilité conditionne pourtant le bon fonctionnement d'ensembles mécaniques plus vastes.
La mention « E.C. Mr. MAGES » p. 115 atteste que Magès était directement destinataire ou concerné par cet échange technique avec Michelin, révélant l'étroitesse de la collaboration entre les équipes Citroën et le Laboratoire Central de Clermont-Ferrand.
Ce document s'inscrit probablement dans la suite d'un travail continu de mise au point des composants en caoutchouc pour les besoins de Citroën, dont on retrouve d'autres traces dans la même chemise, comme le Sommaire de la chemise 41-59, qui évoque justement caoutchouc et évolutions techniques liées à la suspension hydropneumatique.
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Datation
10 septembre 1953
Document
2 pages
Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 115–116
Catégorie
Note d'archivage
p.115 note n° 1377 du 10 septembre 1953, p.116 suite (formule et vulcanisation) signée.

