Note n° 1380 : formule Michelin validée pour les joints D 434-94 (1953)
Une note du Laboratoire central Citroën confirme l'accord de Michelin sur une nouvelle formule de caoutchouc (Krylène) pour les joints D 434-94, avec copie à Paul Magès.

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Cette note interne du Laboratoire central Citroën, signée par M. Louvet (poste 469), est adressée à M. Day, basé à Rennes, avec copie à MM. Pompon et Magès p. 117.
L'objet de la note
Louvet confirme l'accord des établissements Michelin sur une modification de leur formule de caoutchouc D 2, désormais utilisée pour les joints D 434-94 p. 117.
La nouvelle formule
La composition détaillée est donnée précisément :
| Composant | Proportion | Page |
|---|---|---|
| GRS X 485 | 61.9 | p. 117 |
| Blanc de Zinc | 3 | p. 117 |
| Noir CK 3 | 31 | p. 117 |
| Acide stéarique | 1.3 | p. 117 |
| Paraffine | 0.6 | p. 117 |
| Soufre | 1.1 | p. 117 |
| Santocure | 1.1 | p. 117 |
Le texte précise que la dénomination GRS X 485 désigne un GRS préparé à froid, correspondant au Krylène de la société Polysar, appelé à remplacer le GRS standard p. 117. Une balle de ce matériau doit être expédiée « prochainement » à Rennes, et les conditions optimales de vulcanisation restent à déterminer par les services de Citroën p. 117.
La note précise enfin que cette formule « n'est pas limitative » et que des essais complémentaires doivent être poursuivis pour améliorer la résistance à l'abrasion et au déchirement des joints p. 117.
Un tampon d'enregistrement daté du 24 septembre 1953 figure en haut de page, ainsi qu'une flèche manuscrite bleue pointant vers le nom de Magès dans la liste des destinataires en copie.
Contexte
Le GRS (caoutchouc styrène-butadiène) était, dans les années 1950, un matériau de synthèse largement utilisé dans l'industrie automobile en remplacement du caoutchouc naturel, notamment pour les pièces d'étanchéité soumises à des contraintes mécaniques et chimiques.
Cette période correspond aux travaux préparatoires de Citroën sur la future DS, dont la suspension hydropneumatique — conçue par Paul Magès — repose largement sur des circuits hydrauliques nécessitant des joints d'une fiabilité exceptionnelle, au contact d'huiles et soumis à des variations de pression importantes.
Regard d'archiviste
Ce document, très technique et bref, illustre la dimension collaborative et industrielle du développement de la suspension hydropneumatique : au-delà de la conception par Magès, il fallait aussi résoudre, avec des fournisseurs extérieurs comme Michelin, des problèmes matériaux très concrets — ici la formulation exacte d'un caoutchouc pour un joint référencé.
La présence de Magès en copie, signalée par une flèche manuscrite, suggère qu'il suivait attentivement ces questions de matériaux, essentielles à la fiabilité de son invention p. 117.
Ce document s'inscrit probablement dans le même dossier de suivi technique que la chemise « Étude théorique – suspension hydropneumatique 1943/44 », témoignant de la continuité des recherches entre la conception initiale et sa mise au point industrielle une décennie plus tard.
Dans le même dossier

Note Michelin n° 1377 : joints D 434-94 et remplacement du Vulkacit AZ par le Santocure (10 sept. 1953)

Fiches de montage des voitures d'essai à suspension hydraulique (déc. 1951 – fév. 1952)

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Datation
22 septembre 1953
Document
1 page
Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 117
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Catégorie
Note d'archivage
p.117 « NOTE N° I380 » datée 22 septembre 1953.
