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Note n° 560.108 — Raisonnement sur l'utilisation du moteur avec un variateur continu (1956)

Note manuscrite de Paul Magès (4 avril 1956) posant le raisonnement théorique justifiant l'intérêt d'une transmission à variation continue pour optimiser la consommation et le confort, par opposition à une boîte de vitesses classique.

Note n° 560.108 — Raisonnement sur l'utilisation du moteur avec un variateur continu (1956) — page 1
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Présentation et légendes d’origine

Dans ce document, Paul MAGÈS le 4 avril 1956, décrit son "Raisonnement applicable à une transmission à variation continue".

Comprendre ce document

Dans ce document

Cette note technique de P. Magès, numérotée 560.108 et datée du 4 avril 1956 p. 1, expose un raisonnement en treize points sur l'utilisation optimale du moteur dans le cadre d'une transmission à variation de démultiplication continue, par opposition à une boîte de vitesses classique.

Le principe de base

Magès part d'un constat graphique : la courbe de puissance des moteurs suit une allure générale notée A, tandis qu'il existe, à chaque régime, un point de meilleur rendement dont le lieu géométrique forme une courbe B (p. 1, points 1-2). Avec une boîte classique, un besoin de faible puissance (20 CV à 100 km/h en 3ème, 4000 t/mn) oblige à puiser cette puissance dans une zone de consommation spécifique élevée, point C du graphique (p. 1, point 3).

Avec un variateur continu et automatique, le moteur pourrait au contraire tourner vers 1800 t/mn pour atteindre le point D, de consommation minimale, avec « un gain appréciable de confort » (p. 1, point 4). Magès en tire une « RÈGLE GÉNÉRALE » : n'utiliser le moteur qu'au régime donnant la puissance demandée sur la courbe B (p. 1, point 5).

Conséquences pratiques envisagées

Il envisage que la position du papillon des gaz soit réglée par une came liée à la vitesse de rotation, corrigée par la valeur du couple, celui-ci étant « pratiquement une droite sur moteur 2CV. entre 1000 et 4000 » (p. 1, points 6-8).

En page 2, Magès pousse le raisonnement : avec un variateur continu, les courbes A et B pourraient devenir « très voisines si non confondues » puisque la contrainte de puissance élevée aux bas régimes disparaît (p. 2, point 9). Il propose que le moteur fonctionne « toujours plein gaz », sauf en zone de transition proche du ralenti (p. 2, points 10-12), en recourant à des « mélanges pauvres » associés à un réchauffage automatique de l'air d'admission (p. 2, point 11). Le papillon disparaîtrait alors comme organe de réglage de vitesse, remplacé par un organe modifiant automatiquement la démultiplication en fonction de l'effort demandé par le conducteur (p. 2, point 13).

Contexte

Cette réflexion s'inscrit dans les recherches menées chez Citroën dans les années 1950 autour des transmissions automatiques et de la suspension hydropneumatique, domaine où Paul Magès est resté célèbre pour ses inventions sur la DS. Les variateurs continus (aujourd'hui proches des transmissions à variation continue, CVT) restaient à l'époque un champ d'expérimentation marginal face aux boîtes manuelles ou semi-automatiques dominantes.

Regard d'archiviste

Ce document se présente comme une réflexion théorique préparatoire, davantage qu'un descriptif de mécanisme abouti : Magès raisonne à voix haute, multipliant les formulations hypothétiques (« ne pourrait-on pas », « il n'est pas improbable ») p. 2. Il semble s'agir d'une étape de conception amont, cherchant à justifier l'intérêt théorique d'une transmission continue avant d'en détailler la réalisation technique.

Datée du même jour que deux autres notes du fonds, elle pourrait constituer un jalon de réflexion contemporain des travaux plus concrets sur la transmission hydraulique et son schéma général, même si le lien exact entre ces documents n'est pas précisé dans le texte lui-même.

Datation

4 avril 1956

Document

2 pages

Source : « WEB 70 — 1956. Raisonnement applicable à une transmission à variation continue. -.pdf », p. 1–2

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

En-tête p.1 avec référence N° 560.108, auteur P. MAGÈS et date du 4 avril 1956 ; p.2 porte la pagination « - 2 - » et poursuit la numérotation des paragraphes (9°, 10°). Nouvelle référence N° 560.122 en p.3 marque la frontière.