Note de veille technique : la fabrication de bouteilles d'oxygène pour l'aviation (1944)
Une note manuscrite de veille technique résume, en septembre 1944, un procédé britannique de fabrication de bouteilles d'oxygène pour avions, avec ses dimensions et pressions d'essai.

Comprendre ce document
Dans ce document
Cette page p. 23 est une note de veille technique manuscrite, prise sur un formulaire à en-tête « Sté AME A. Citroën », résumant un article de la revue Aircraft Production de septembre 1944, référencé « Inter Technique. — IS 4489 ».
Le procédé décrit
La note évoque un procédé de fabrication de bouteilles d'oxygène pour l'aviation, mis en œuvre par la société britannique « Projectile and Engineering C° Ltd » p. 23.
Dimensions et pressions relevées
| Donnée | Valeur | Page |
|---|---|---|
| Longueur | 380 (mm, unité non précisée) | p. 23 |
| Diamètre | 17,8 | p. 23 |
| Épaisseur | < 3,2 mm | p. 23 |
| Pression de service | 140 Kg/cm² | p. 23 |
| Pression d'essai | 211 Kg/cm² | p. 23 |
La note précise enfin un détail de fabrication : un « fil d'acier enroulé noyé dans soudure tendre » p. 23, ce qui suggère une technique de renforcement de la bouteille par frettage.
Le reste de la page, réglée, est vierge.
Contexte
En 1944, la France est encore sous occupation puis en cours de libération ; les ingénieurs français, comme ceux de Citroën, suivent néanmoins la presse technique étrangère — ici britannique — pour se tenir informés des innovations industrielles, notamment celles liées à l'effort de guerre aéronautique.
Cette période correspond précisément à celle où Paul Magès, entré au bureau d'études à la suite de ses travaux sur le limiteur de freinage du fourgon TUB, établit dès le 17 février 1944 les premiers plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle. Les bouteilles d'oxygène pour avions, soumises à de fortes pressions en altitude, constituent un sujet d'intérêt technique transversal : les problématiques de résistance des matériaux, d'étanchéité et de renforcement par enroulement de fil (technique proche du frettage) intéressent potentiellement tout ingénieur travaillant sur des composants sous pression, comme les vérins ou accumulateurs hydrauliques.
Regard d'archiviste
Ce document est une simple note de veille technologique, vraisemblablement rédigée par Paul Magès ou l'un de ses collaborateurs du bureau d'études — où il travaille alors sur la suspension hydropneumatique — pour rester informé des avancées industrielles étrangères, sans lien apparent direct et immédiat avec ce projet.
Il témoigne cependant d'une curiosité méthodique pour les techniques de fabrication de pièces sous pression — un sujet qui n'est pas sans écho avec les recherches menées à la même époque sur les plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle, où la maîtrise des pressions et des cylindres était centrale.
Cette pièce s'inscrit vraisemblablement dans le même dossier de travail que la liste des problèmes en étude au 22 février 1944, reflétant l'activité de recherche et de documentation technique du service au cours de l'année 1944.
Dans le même dossier

Plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle (17 février 1944)

Notice technique E.42401 G — Contacteur double et relais à bilames (février 1944)

Plan et note sur l'indicateur de synchronisme (mécanisme à « top » électrique)
Datation
1944
1944, d'après la mention de l'article source « Aircraft Production sept. 1944 » (p. 23)
Document
1 page
Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 23
Catégorie
Note d'archivage
p.23 référence à « Aircraft Production » sept. 1944, feuillet isolé sur papier Sté Ame A. Citroën.
