Paul Magès Association
Rechercher
Retour aux archives

Liste des problèmes en étude au 22 février 1944 (Bureau d'études Citroën)

Un tableau de suivi manuscrit recensant seize projets en cours chez Citroën en février 1944 — freinage, suspension hydropneumatique, lanceurs, démarreurs — avec l'état des essais et des dépôts de brevets.

Liste des problèmes en étude au 22 février 1944 (Bureau d'études Citroën) — page 4
1 / 2

Comprendre ce document

Dans ce document

Ce document est une liste de suivi des problèmes en étude, datée du « 22.2.44 » en tête de la page 4, recensant seize sujets numérotés de 1 à 16 (les points 10 à 16 étant précédés de la lettre « B » en marge, page 5).

Transmission et freinage

Le point 1 concerne l'arbre de transmission TPV : « pieces executées dans l'ensemble » mais « manque roulettes stabo », avec essais d'effort faits et endurance restant à faire p. 4.

Plusieurs rubriques portent sur le freinage : le doseur de frein (point 2, brevet « solution Dynamométrique » demandé), le servo-frein hydraulique (point 3, renvoi au point 14), le réglage automatique du jeu des garnitures de frein (point 4, essais « non satisfaisant » côté usure du palpeur, avec question adressée à « M. Budin »), le rapport de démultiplication de frein variable (point 5) et le freinage remorque à attelage automatique (point 6).

En page 5, le point B11 reprend le freinage hydraulique VGD (doseur à commande dynamométrique, brevet demandé), le point B13 le doseur de frein sans soupape (« additif brevet à demander »), et le point B14 un dispositif de servo-freinage combiné avec doseur de frein pour freinage remorque.

Démarrage et lanceurs

Le point 7 distingue un démarreur hydraulique (jugé possiblement intéressant « sous une forme plus industrielle pour VGD » ou pour tracteur) et un lanceur à accumulation caoutchouc, dont les premiers enregistrements de détente « ont donné satisfaction », avec brevet demandé.

Le point B12, daté en marge « 8/2/45 », traite du lanceur direct et anti-retour : « appontages fait – satisfaction », étude de roue libre à galets en cours, brevet à demander pour l'anti-retour.

Suspension

Les points 8 et 9 portent sur la suspension hydro-pneumatique pour VGD (« Etude en cours ») et sur une suspension à interaction différentielle pour TPV, décrite comme découlant de l'étude VGD et « interessante en application mécanique » pour supprimer les ressorts de galop, brevet demandé.

Autres sujets

Le point B10 concerne l'indicateur de synchronisme (embrayage automatique), avec mention « brevet à prendre — Mlle Prot 24.2.11 ». Les points B15 et B16 portent sur le départ à froid : modification du carburateur (arrivée d'essence au gicleur de starter) et procédé de vidange/réamorçage du carburateur à l'arrêt du moteur.

En bas de page 5, deux mots incertains (« Suspension », « Aperiodique ») et des lignes quasi effacées ne permettent aucune lecture fiable.

Contexte

Le sigle TPV renvoie, dans l'histoire Citroën, au projet de « Toute Petite Voiture » qui aboutira à la 2CV, tandis que VGD désigne généralement la future berline à suspension hydropneumatique, ancêtre de la DS. Cette période, en pleine Occupation (1944), correspond aux études discrètes menées par les bureaux d'études Citroën malgré le contexte de guerre.

La mention d'une « Mlle Prot » évoque probablement une personne chargée du suivi des dépôts de brevets au sein du service technique, une pratique courante de l'époque pour sécuriser les inventions.

Regard d'archiviste

Ce document constitue un précieux tableau de bord du travail de Paul Magès et de son équipe à une date précise, permettant de mesurer l'avancement simultané de plusieurs innovations majeures — freinage, suspension, démarrage — qui nourriront les futurs brevets Citroën.

Il semble que cette liste ait été tenue à jour sur plusieurs mois, voire plus d'un an, la date manuscrite « 8/2/45 » apposée au point B12 p. 5 suggérant une relecture ou une mise à jour postérieure au 22 février 1944 inscrit en en-tête.

Le point 9, relatif à la suspension à interaction différentielle pour TPV, entre probablement en résonance directe avec les Plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle et correction automatique d'assiette, datés de quelques jours plus tôt (17 février 1944).

De même, le point B10 sur l'indicateur de synchronisme fait probablement écho au Plan et note sur l'indicateur de synchronisme de 1943, confirmant la continuité de ce dossier dans le temps.

Datation

22 février 1944

Document

2 pages

Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 4–5

Télécharger le PDF

Catégorie

Histoire

Note d'archivage

En-tête « PROBLEMES en ETUDE 22.2.44 » p.4, suite paginée B10-B12 p.5 ; correspond à la 1re entrée du sommaire.