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Avant-projet de suspension hydropneumatique pour véhicule FIAT (M. Petitdidier, 12 mai 1971)

Note technique du bureau d'études Citroën datée du 12 mai 1971, calculant pressions, volumes de blocs pneumatiques et angles anti-plongée pour adapter la suspension hydropneumatique à un véhicule FIAT à propulsion arrière.

Avant-projet de suspension hydropneumatique pour véhicule FIAT (M. Petitdidier, 12 mai 1971) — page 157
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Cette note technique de quatre pages, signée M. Petitdidier et datée du 12 mai 1971, est un avant-projet de suspension hydropneumatique établi par le bureau d'études Citroën pour un véhicule FIAT à propulsion arrière p. 157.

Caractéristiques générales

Le document part d'un plan fourni précisant : poids total à vide 1 300 kg, poids total pleine charge 1 780 kg, poids non suspendu 40 kg par roue, empattement 2,750 m, voie 1,420 m, hauteur du centre de gravité 0,55 m p. 157.

Essieu avant

Les calculs déterminent une section de piston de 3,7 cm² pour une pression maxi de 115 kg/cm², avec un cylindre de 35 mm de diamètre (9,62 cm²) et un rapport de bras R=320 mm / r=123 mm p. 157. La pression de gonflage maxi est fixée à 68 kg/cm², pour un volume de bloc pneumatique d'au moins 390 cm³ ; le choix final se porte sur un bloc de 500 cm³ gonflé à 53 kg/cm², commun avec l'arrière p. 158.

Essieu arrière

Même démarche : section de 3,35 cm², cylindre identique de 35 mm avec R'=320 mm / r'=112 mm p. 158. La pression de gonflage maxi calculée est de 43 kg/cm², pour un volume minimal de 465 cm³ ; le bloc retenu est de 500 cm³ gonflé à 40 kg/cm² p. 159.

EssieuSection (cm²)Cylindre (Ø)Bloc pneumatiquePression gonflage
Avant3,735 mm500 cm³53 kg/cm² p. 158
Arrière3,3535 mm500 cm³40 kg/cm² p. 159

Anti-plongée et anti-cabrage

Pour l'essieu avant, seul le freinage peut être compensé sur ce véhicule à propulsion arrière ; le calcul donne un angle de convergence des axes de bras de 14° p. 159-160. À l'arrière, l'angle nécessaire pour compenser complètement le freinage atteindrait 45°, jugé « impossible » à réaliser p. 160 ; en revanche, pour l'accélération, un angle de 11° est jugé « plus facilement réalisable » p. 160.

Contexte

Au début des années 1970, Citroën, alors lié à Fiat au sein d'un projet industriel commun (PARDEVI), a exploré la possibilité d'équiper des véhicules d'autres constructeurs de sa suspension hydropneumatique, brevet emblématique né avec la DS en 1955. Ce document illustre cette logique de transfert technologique : le bureau d'études adapte les mêmes principes (blocs pneumatiques, pression de gonflage, correction anti-plongée) à un châssis étranger, ici un véhicule à propulsion arrière — configuration différente de celle des Citroën traditionnelles à traction avant.

Regard d'archiviste

Ce document offre un exemple précieux de la méthode de calcul standardisée mise en place au bureau d'études Citroën pour dimensionner une suspension hydropneumatique : la démarche (section, cylindre, bloc, pression, angle anti-plongée) semble être un véritable protocole reproductible, probablement transposable à d'autres projets.

L'échec partiel constaté sur l'essieu arrière (angle de 45° jugé irréaliste, p. 160) est révélateur des limites concrètes de la technologie face à des architectures mécaniques différentes de celles conçues initialement pour la DS.

Ce projet FIAT s'inscrit dans la continuité des réflexions sur la suspension hydropneumatique amorcées dès les notes de 1959 et poursuivies via les essais routiers du début des années 1960, comme celui d'avril 1962. Il montre que, quinze ans après la DS, le bureau d'études continuait d'exporter et d'adapter ce savoir-faire à des architectures extérieures à la gamme Citroën.

Datation

12 mai 1971

Document

4 pages

Source : « Scanner 8 août 2025 à 15.18.pdf », p. 157–160

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

En-tête « VEHICULE FIAT – AVANT-PROJET DE SUSPENSION », date 12-05-71 p.157, pages 2 à 4 p.158-160 ; entrée du sommaire.