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Brevet allemand n° 867 057 (Deveson) — suspension à arbres tournants pour camions

Un brevet allemand de 1953 décrivant un mécanisme hydraulique à arbres tournants et roue dentée pour lever ou immobiliser au sol les roues d'un camion à l'arrêt, conservé dans le fonds de veille technique lié aux recherches de Paul Magès.

Brevet allemand n° 867 057 (Deveson) — suspension à arbres tournants pour camions — page 11
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Le fascicule est le brevet allemand DE 867 057, publié le 16 février 1953, intitulé « Achsanordnung bei Lastwagen und ähnlichen Fahrzeugen » (« Agencement d'essieux pour camions et véhicules similaires »). L'inventeur désigné est Robert Ernest Deveson, domicilié à East Fremantle (Australie). Le brevet a été déposé le 23 décembre 1950, sa demande publiée le 4 octobre 1951, et l'octroi annoncé le 31 décembre 1952 p. 11.

Le problème posé

Le texte constate que les camions existants « n'offrent pas de moyens pour décharger les roues lors de l'immobilisation du véhicule » et manquent donc de stabilité au repos p. 11.

La solution proposée

L'invention consiste à agencer les essieux de façon que, sur un parking, les roues puissent être déplacées pour que « l'ensemble du corps du véhicule puisse s'abaisser sur le sol et y reposer », déchargeant ainsi les roues p. 11.

Mécaniquement, chaque tourillon d'essieu porteur d'une roue est relié à un bras coudé (12), lui-même connecté à un arbre tournant (10). Cet arbre est accouplé à une roue dentée (14), actionnée par un coulisseau denté (15), lui-même déplacé par un bloc coulissant (16) sous l'action d'un piston hydraulique (17) logé dans un cylindre (18) p. 12.

Un cliquet de blocage (20), maintenu en prise par des ressorts (21), empêche tout mouvement de retour une fois la position réglée. Pour abaisser le véhicule, un levier de déverrouillage (26) actionne une came (23) qui dégage le cliquet, permettant au véhicule de descendre sous son propre poids, mouvement freiné par la « commande de vannes du dispositif hydraulique » p. 12.

Le texte précise aussi un usage complémentaire : sur mauvaise route, il est possible de relever les tourillons « plus haut que la normale », ce qui a pour effet de réduire la souplesse de la suspension du châssis p. 12.

Cinq revendications (Patentansprüche) reprennent ces éléments : liaison essieu/bras/arbre/roue dentée (1), coulisseau denté en prise (2), cliquet de blocage à denture concave (3), maintien par ressorts et dégagement par came (4), et actionnement hydraulique du coulisseau par piston-cylindre (5) p. 12. Le brevet cite comme antériorité le brevet allemand n° 636 972 p. 12. La page 13 reproduit la planche de dessins (Fig. 1 à 3) avec les repères correspondants au texte.

Contexte

Replacé dans l'histoire technique, ce brevet appartient à la famille des dispositifs de réglage de garde au sol et de blocage des essieux au repos, une préoccupation partagée par de nombreux constructeurs de poids lourds dans l'après-guerre — période où Citroën développe, de son côté, la suspension hydropneumatique de la future DS, dont Paul Magès est l'artisan principal. Ce type de brevet étranger illustre la veille technologique que menaient les ingénieurs de l'époque sur les solutions concurrentes de suspension et de commande hydraulique.

Regard d'archiviste

Ce document appartient probablement à un fonds de brevets rassemblés à des fins de veille technique, comme en témoignent les annotations manuscrites (chiffre « 6 », inscription proche de « PG 1411 ») visibles en marge p. 11-12, qui suggèrent un classement ou une numérotation interne.

Le mécanisme décrit — arbres tournants, roue dentée, cliquet et vérin hydraulique — traite d'un problème voisin mais distinct de celui de la suspension hydropneumatique de Magès : il s'agit ici d'immobiliser un camion au repos plutôt que de corriger l'assiette en roulage. Le rapprochement avec Brevet suisse n° 291970 (Daimler-Benz) — dispositif de correction automatique de hauteur et Brevet allemand n° 929 465 (Fox & Rice, GM) — suspension pneumatique à soufflets éclaire la diversité des approches hydrauliques et pneumatiques alors explorées à l'échelle internationale pour le contrôle de la hauteur de caisse.

Datation

16 février 1953

16 février 1953 (date de publication du fascicule, p. 11) ; brevet délivré le 31 décembre 1952, déposé le 23 décembre 1950

Document

3 pages

Source : « Scanner 1 août 2025 à 16.22.pdf », p. 11–13

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

P.11 « Ausgegeben am 16. Februar 1953 », n° 867 057 ; en-tête 867 057 p.12 ; planche p.13 « Zu der Patentschrift 867 057 » ; nouvelle référence suisse en p.14.