Compte rendu d'essais comparatifs de suspension TPV — 4 et 8 mai 1948
Compte rendu d'essais routiers comparant quatre solutions de suspension pour le TPV (série, caoutchouc, interaction), aboutissant à l'abandon de la voie caoutchouc à interaction.

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Ce compte rendu documente deux journées d'essais comparatifs de suspension sur le véhicule T.P.V. (« Toute Petite Voiture », ancêtre de la future 2CV), menées début mai 1948.
Essais du mardi 4 mai
Quatre voitures sont comparées, toutes en 375 cc p. 63 :
- A.6 : suspension de série
- A.11 bis : suspension caoutchouc à interaction
- B.9 : suspension caoutchouc sans interaction
- L : interaction à ressort unique
| Voiture | Équipement | Batteurs | Pneus AV/AR |
|---|---|---|---|
| A.6 | susp. série | 3,170-3,300 | 1,100 / 1,200 |
| A.11 bis | susp. c/c interaction | 3,700 | 0,900 / 1 |
| B.9 | susp. c/c sans interaction | 3,170-3,300 | 0,900 / 1 |
| L | interaction ressort unique | 3,170-3,300 | 0,900 / 1 |
| p. 63 |
Les essais se déroulent sur la route de Marchainville, en présence de MM. Lefebvre, Lavoix, Magès, Cadiou p. 63.
À 2 personnes (50 kg), le classement est A.11 bis - A6 - L - B9, la voiture L paraissant « sèche » et la B9 ayant « du galop » p. 63. À 4 personnes (60 kg aux places AR), le classement s'inverse partiellement : B9 - A6 - L - A.11 bis, avec toutefois une « amplitude de pompage un peu grande » pour la A6 à l'arrière p. 63.
Essais du samedi 8 mai
Mêmes voitures, désormais équipées de pneus 125½ HSP, essayées le long du mur de la propriété avec en plus M. Boulanger p. 63-64. À 2 personnes, la A6 est jugée « la meilleure », L « bonne, acceptable », tandis que A.11 bis et B9 (suspension c/c) sont « moins fluides » et transmettent les chocs de la route p. 63. À 4 personnes, la A6 reste bonne malgré un pompage arrière exagéré, la voiture L étant « plus sèche » à l'avant et à l'arrière p. 64.
Conclusions
Le compte rendu conclut à la poursuite de la suspension de série A.6 pour le véhicule A, avec une piste d'amélioration vers la solution L (moins chère, plus simple), à tester avec un levier de réaction de galop réalisé par M. Lavoix avant le 30 mai p. 64. L'amélioration de la suspension caoutchouc/caoutchouc est abandonnée, tout en notant qu'il reste à comprendre sa raideur ressentie sur petites oscillations p. 64.
Contexte
Le TPV désigne, dans l'histoire Citroën, le programme qui aboutira à la 2CV, présentée en 1948. Ces essais comparatifs illustrent les tâtonnements techniques précédant la mise au point définitive de la suspension à interaction, plusieurs solutions concurrentes (ressorts, caoutchouc) étant encore évaluées à cette date charnière.
Regard d'archiviste
Ce document offre un rare instantané du travail expérimental de Paul Magès et de son équipe (Lefebvre, Lavoix, Cadiou, Boulanger) sur le terrain, à une période où la suspension caoutchouc à interaction — pourtant explorée depuis plusieurs années dans le dossier, voir les plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle — est finalement écartée pour le véhicule A.
Il semble que ce constat d'échec ait orienté les recherches vers d'autres solutions, probablement dans la continuité du programme d'essais évoqué dans les programmes de travaux BEA 1945.
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Datation
4 et 8 mai 1948
Document
2 pages
Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 63–64
Catégorie
Note d'archivage
p.63 « ESSAIS DU MARDI 4 MAI » et 8 mai 1948, p.64 suite paginée avec conclusions.




