Rupture d'un bras de suspension AR sur la PVS ELV.280 après 24 000 km (1952)
Un compte rendu du Laboratoire André Citroën signale, le 25 mars 1952, la casse d'un bras de suspension hydraulique arrière sur la voiture d'essai PVS ELV.280, et réclame des bras sans rivetage.

Comprendre ce document
Dans ce document
Ce compte rendu d'essai (n° 220.699), daté du 25 mars 1952 et estampillé « 27 MARS 1952 », émane des Laboratoires André Citroën (53, rue Balard, Paris) et est adressé à l'attention de M. Magès p. 75.
Résultat d'endurance
Sur la voiture d'essai PVS ELV.280, après environ 24 000 km de roulage, « le bras de suspension AR.D. s'est cassé suivant la ligne des rivets assemblant la contre-plaque » p. 75. Le sigle « AR.D. » désigne vraisemblablement l'arrière droit, mais le document ne le précise pas explicitement.
Actions demandées
Le bras rompu a été transmis au Service Métallurgique pour examen p. 75. Les auteurs du rapport demandent la fourniture de « bras sans rivetage » p. 75, en indiquant avoir également constaté sur plusieurs voitures que « quelques rivets bougent dans leur logement » p. 75 — signe d'un défaut plus général touchant l'assemblage riveté de la contre-plaque.
Le document porte deux signatures manuscrites non identifiables avec certitude, ainsi que diverses annotations (chiffres « 5.52 » en rouge, paraphe incertain « M P »).
Contexte
Le sigle PVS désigne, dans le vocabulaire des études Citroën de cette époque, une voiture de présérie ou prototype d'essai — ici numérotée ELV.280 — utilisée pour valider en conditions réelles les organes encore en développement, notamment la future suspension hydropneumatique mise au point sous la direction de Paul Magès.
Ces essais d'endurance kilométrique, courants dans l'industrie automobile, visaient à détecter les défaillances mécaniques avant l'industrialisation. Le projet aboutira, quelques années plus tard, à la présentation de la DS 19 en 1955, dotée de cette suspension.
Regard d'archiviste
Ce document illustre concrètement le travail de mise au point itératif mené par l'équipe de Paul Magès : un incident de terrain (rupture de pièce après essai kilométrique) déclenche une remontée d'information vers l'ingénieur responsable et une demande de modification technique — ici, l'abandon du rivetage au profit d'une autre méthode d'assemblage p. 75.
Il semble que ce type de rapport s'inscrive dans un flux régulier de comptes rendus d'essais adressés à Magès, permettant de documenter, pas à pas, les faiblesses mécaniques rencontrées sur les prototypes de suspension. Ce document pourrait utilement être rapproché d'autres pièces du même fonds relatives aux programmes de travaux BEA de 1945 sur les essais de suspension ou du sommaire de la chemise 41-59 sur la suspension hydropneumatique, qui permettent de situer ce type de retour d'essai dans l'ensemble du processus de développement suivi par Magès.
Dans le même dossier

Compte rendu Laboratoire n° 220.620 : incidents sur l'ELV.230 après 12 000 km

Compte rendu d'essai d'endurance de la suspension hydraulique PVL ELV.324 (6 mars 1952)

Essai n°220.657 : démontage de l'essieu AR hydraulique de l'ELV.230 après 20 000 km
Datation
25 mars 1952
Document
1 page
Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 75
Tags
Catégorie
Note d'archivage
p.75 essai n° 220.699 daté 25 3 52, tampon 27 MARS 1952 ; feuillet intercalé dans la série d'essais 1949.
