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Compte rendu Laboratoire n° 220.620 : incidents sur l'ELV.230 après 12 000 km

Rapport du Laboratoire Citroën signalant, après 12 000 km d'essais sur la voiture ELV.230, un défaut d'amortissement arrière et un jeu de correction d'assiette, constatés par Paul Magès lui-même.

Compte rendu Laboratoire n° 220.620 : incidents sur l'ELV.230 après 12 000 km — page 93
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Ce compte rendu du Laboratoire André Citroën (53, rue Balard, Paris) rapporte les incidents constatés sur la voiture d'essai ELV.230 après environ 12 000 km de roulage. Le document précise que ces défauts « ont été vus sur la voiture par M. MAGES » p. 93.

Amortisseur

Un manque d'amortissement à l'arrière, particulièrement sensible sur la roue arrière-droite, a conduit à déposer la sphère correspondante : l'amortisseur s'est révélé « dévissé et tombé dans le cylindre » p. 93. Les amortisseurs eux-mêmes ne montraient rien d'anormal, hormis un clinquant de 1/10 légèrement marqué sous le clapet. Le Laboratoire a profité de ce démontage pour installer des amortisseurs conformes aux « derniers plans », avec un serrage porté à 1 tour 3/4 p. 93.

Tube fileté entre cylindre et sphère

Au remontage, le filetage du tube s'est révélé dur dans le cylindre, si bien que c'est la sphère qui s'est vissée sur le tube p. 93.

Commande de correction d'assiette

La fourchette présentait environ 1 mm de jeu dans la gorge du tiroir, entraînant une imprécision dans la correction des hauteurs arrière p. 93.

Conclusions

Le rapport formule trois recommandations : bloquer fermement l'amortisseur à fond de filets ; fixer le tube fileté une fois vissé à la cote nécessaire ; réduire l'usure de la fourchette et du tiroir, notamment en évitant le glissement important de la fourchette p. 93.

Le document porte un tampon daté « 8 2 52 » et « 15 FEV. 1952 - ETUDES », ainsi qu'un numéro d'essai « 220.620 » (éléments visuels).

Contexte

L'ELV.230 est un véhicule d'essai utilisé par Citroën pour éprouver la suspension hydropneumatique en développement, système qui équipera ensuite la célèbre DS présentée le 6 octobre 1955. Début 1952, les essais d'endurance en cours visent précisément à traquer les faiblesses mécaniques — amortisseurs, raccords filetés, mécanisme de correction d'assiette — avant l'industrialisation. Ce type de rapport de Laboratoire s'inscrit dans le processus habituel de mise au point : rouler, observer les pannes, ajuster les plans. À cette date, Paul Magès occupe déjà une fonction de sous-responsable du Super-Contrôle au bureau d'études, poste qu'il tient depuis son entrée chez Citroën en 1925 (notes autobiographiques).

Regard d'archiviste

Ce compte rendu illustre concrètement le travail de terrain de Paul Magès à cette période : il ne se contente pas de concevoir, il inspecte lui-même la voiture après incident p. 93, ce qui témoigne d'une implication directe dans le suivi des essais d'endurance, cohérente avec ses fonctions de sous-responsable du Super-Contrôle (notes autobiographiques).

Les trois défauts relevés — desserrage de l'amortisseur, filetage dur, jeu de fourchette — touchent des points sensibles de la suspension hydropneumatique naissante, dont on retrouve la genèse théorique dès les années 1943-1944 dans la chemise d'étude théorique et dans les plans de suspension à interaction différentielle du 17 février 1944.

Ce document marque ainsi une étape de mise au point tardive, près de huit ans après les premiers plans, à l'approche des essais routiers intensifs — dont l'essai de la 15-Six H en 1954 — qui précéderont le lancement de la DS en 1955.

Datation

8 février 1952

Document

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Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 93

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

p.93 essai n° 220.620 daté 8 2 52, tampon 15 FEV. 1952.