Compte rendu d'essai n°220.769 : démontage de la suspension AR de l'ELV.238 (25 avril 1952)
Compte rendu du Laboratoire André Citroën détaillant le démontage et l'examen de la suspension hydraulique arrière d'une voiture d'essai après incident, avec mesures précises et remontage correctif.

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Il s'agit du compte rendu d'essai n°220.769 du Laboratoire André Citroën (53 rue Balard, Paris), daté du 25 avril 1952 p. 99, consacré au démontage de la suspension hydraulique arrière de la voiture d'essai ELV.238 (type PVSC), après un incident survenu en cours d'endurance. Le kilométrage de la suspension examinée est de 19.300 km p. 99.
Incidents et consommation
Aucun incident n'est signalé sur l'essieu arrière lui-même durant ces 19.300 km. En revanche, un accumulateur monté en bout de pompe a vu ses joints claquer à plusieurs reprises (5.924, 18.347, 18.721 et 18.918 km), montage jugé « pas viable » par le laboratoire p. 99. La consommation d'huile Lockheed est estimée à environ 500 cm³ pour 10.000 km, chiffre présenté comme un simple « ordre de grandeur » p. 99.
Constatations au démontage
Les pressions relevées diffèrent entre côtés droit et gauche : accumulateurs avant 65/76 kg/cm², sphères de suspension arrière 31/38 kg/cm² p. 99. Les clinquants d'amortisseur droits sont tordus et déchiquetés, les gauches intacts. Cylindres, joints en nylon et pistons sont en bon état p. 99-100. Un tableau donne les jeux mesurés entre pistons et bagues de serrage :
| Mesure | Droit | Gauche |
|---|---|---|
| Ø piston | 39,958 à 39,965 | 39,963 à 39,968 |
| Ø bague | 40,08 à 40,10 | 40,05 à 40,06 |
| Jeu | 14/100 à 12/100 | 8/100 à 10/100 |
p. 100
Les biellettes et bielles sur leviers montrent des traces d'oxydation, avec de la graisse « rougie » p. 100. Les protecteurs en caoutchouc des pistons sont « usés et troués aux plis », et la fourchette de commande du distributeur présente une usure entraînant une « imprécision dans les hauteurs de la voiture » p. 100.
Le rapport conclut : « Un des meilleurs essieux que l'on ait démontés », tout en recommandant de résoudre rapidement les problèmes de protection des pistons et biellettes p. 100.
Remontage
La voiture est remontée avec des biellettes neuves à embout K8, de nouveaux protecteurs de cylindre en caoutchouc, un essieu cruciforme à section en trèfle, et des clinquants supprimés au profit d'un épaulement sur le clapet d'amortisseur p. 101.
Contexte
Au début des années 1950, Citroën développait et testait intensivement la suspension hydropneumatique conçue sous la direction de Paul Magès — entré chez Citroën en 1925, il avait rédigé dès le 17 février 1944 les plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle, suivis des premiers essais sur 2 CV en 1946 — suspension qui équipera notamment la future DS, présentée le 6 octobre 1955. Ces essais d'endurance sur véhicules prototypes (ici désignés par des codes internes comme « ELV.238 » ou « PVSC ») visaient à fiabiliser les composants — pistons, joints, biellettes, accumulateurs — avant l'industrialisation. Le site du Laboratoire André Citroën, rue Balard à Paris, était l'un des centres d'essais du constructeur.
Regard d'archiviste
Ce document illustre le travail minutieux de mise au point technique qui a précédé le lancement de la DS : il montre, pièce par pièce, comment les ingénieurs identifiaient les points faibles (protection des pistons, oxydation des biellettes, fiabilité des accumulateurs) pour les corriger immédiatement au remontage p. 100-101.
Il semble s'inscrire dans une série d'essais d'endurance systématiques, probablement l'un de nombreux comptes rendus similaires produits par le Laboratoire Citroën durant cette période de développement intensif. Le dossier dont il provient peut utilement être mis en regard avec les plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle, qui documentent les principes de conception antérieurs à ces essais de validation, ainsi qu'avec le cahier des premiers essais de la 2 CV à suspension hydropneumatique et l'essai de la 15-Six H, qui jalonnent cette même campagne de mise au point menée par Paul Magès.
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Compte rendu d'essai d'endurance de la suspension hydraulique PVL ELV.324 (6 mars 1952)
Datation
25 avril 1952
Document
3 pages
Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 99–101
Catégorie
Note d'archivage
p.99 essai n° 220.769 daté 25 4 52, p.100-101 suites paginées 2 et 3 du même essai.


