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Compte rendu Laboratoire n°223 080 : essais de la DS par temps froid (8 février 1956)

Un rapport signé Magès et Louis détaille les comportements de la DS testée jusqu'à -21°C : suspension hydropneumatique, freins, boîte de vitesses et alimentation en essence.

Compte rendu Laboratoire n°223 080 : essais de la DS par temps froid (8 février 1956) — page 136
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Ce compte rendu du Laboratoire André Citroën (53, rue Balard, Paris), signé par MM. Magès et Louis, rapporte des essais de la DS effectués « par temps froid », profitant des conditions atmosphériques de la semaine précédente, avec une température minimum d'ambiance extérieure de « -14°/-15° » p. 136.

Boîte de vitesses et embrayage

Le « nouveau correcteur de passage vitesses » fonctionne sans problème après 2 ou 3 passages, mais les auteurs notent qu'un jeu trop faible entre piston et corps semble allonger les temps de passage à froid. Un défaut du caoutchouc servant de ressort au cran de marche arrière, qui empêchait le passage de cette vitesse par grand froid, est signalé comme « corrigé en remplaçant le caoutchouc par un ressort ». Le réembrayage est un peu long pendant 3 ou 4 manœuvres puis devient « très suffisant » p. 136.

Suspension

Sous « -5°/-10° », la correction de hauteur est ralentie par le « dash-potage des correcteurs », avec un risque de « raboter le dessous de caisse ou l'échappement » ; les auteurs recommandent d'indiquer dans la notice de laisser tourner le moteur quelques minutes avant de rouler. La commande manuelle de hauteurs demande un gros effort de câble par grand froid, un fournisseur étant sollicité pour une graisse adaptée p. 136.

Freins

Un « temps mort avant freinage » est observé au froid, attribué à la résistance des cordes à piano de 2 mm dans les tubes d'alimentation des freins avant (ø int. 3 mm). Les auteurs demandent de généraliser rapidement « le seul tube d'alimentation, sans résistance » p. 137.

Notes complémentaires

Deux DS d'endurance stationnées dans le Morvan ont démarré par « -21° » sans incident notable. Des tubes rouillés et une cuvette du correcteur AR remplie de terre sont signalés sur un véhicule à relevage manuel. En résumé hydraulique : « pas de problème pour le fonctionnement au froid (au moins jusqu'à -20°) » p. 137.

Alimentation d'essence

Deux voitures du Labo ont connu une panne d'essence au démarrage due à un « bouchon de glace » dans la canalisation ; les auteurs demandent de revoir l'aspiration d'essence dans le réservoir p. 137.

Contexte

La DS, présentée par Citroën en 1955, intègre la suspension hydropneumatique conçue par Paul Magès, une innovation majeure pour l'époque. Les essais par grand froid, courants dans le développement automobile, visent à valider la fiabilité d'un système hydraulique complexe dans des conditions extrêmes, un enjeu particulièrement sensible pour une technologie encore jeune.

Regard d'archiviste

Ce document illustre concrètement le travail de mise au point continue mené par Magès et son équipe après le lancement de la DS : il ne s'agit pas de recherche théorique mais de retours d'essais terrain, avec des recommandations très opérationnelles (notice utilisateur, choix de tubes, graisse spécifique).

Il complète utilement les plans de suspension hydropneumatique et le sommaire de la chemise 41-59, qui documentent l'évolution de la suspension et de la DS au sein du même fonds. Le ton du rapport, à la fois précis et pragmatique, semble refléter le souci constant de Magès d'assurer la fiabilité de son invention dans des conditions d'usage réel.

Datation

8 février 1956

Document

2 pages

Source : « Scanner 13 août 2025 à 14.29.pdf », p. 136–137

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Catégorie

Technique

Note d'archivage

p.136 essai n° 223 080 daté 8 2 56, p.137 suite « -2- C.R. 223 080 ».