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France-Soir, 9 mai 1975 : la fin de la DS et la suspension de la Mercedes 450 SEL 6,9

Un article nécrologique sur la DS citant Paul Magès comme artisan de la suspension hydropneumatique, suivi d'un dossier comparant cette technique à celle, plus récente, de la Mercedes 450 SEL 6,9.

France-Soir, 9 mai 1975 : la fin de la DS et la suspension de la Mercedes 450 SEL 6,9 — page 186
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L'article de Michel Le Paire sur la DS

Daté du vendredi 9 mai 1975, l'article de France-Soir revient sur l'arrêt de la production de la DS, dont le « 1.415.719 et dernier exemplaire est tombé il y a quelques jours des chaînes de Javel » p. 186. Il rappelle que la DS avait été dévoilée le 6 octobre 1955 au Salon de Paris, provoquant une « ruée des commandes » p. 186.

L'article situe l'origine du projet : « les travaux sur la suspension hydropneumatique avaient débuté en 1945 », inspirés par une invention antérieure de l'ingénieur Georges Messier, une « suspension oléopneumatique et correcteur d'assiette, flexibilité variable et fréquence de fonctionnement constante » tombée dans le domaine public après la mort de son inventeur en 1939 p. 186.

Selon le texte, André Lefebvre confie alors ce dossier à un homme « plus spécialement chargé de cette besogne » : Paul Magès p. 186. Le projet, nommé « V.G.D. » (Voiture Grande Diffusion) à partir de 1947, progresse : dès 1948, « des Tractions 11 CV spéciales roulent avec la suspension hydropneumatique, une boîte de vitesses à commande hydraulique, des freins et une direction assistée » p. 186. Le premier prototype est essayé par Lefebvre en 1951, et Citroën lance en 1953 la « 15 Six » oléopneumatique comme « ballon d'essai » avant la DS de 1955 p. 186.

L'article évoque enfin les « maladies de jeunesse » de la DS et leurs conséquences commerciales durables pour Citroën p. 186.

Le dossier technique sur la Mercedes 450 SEL 6,9

Signé Jean Bernardet, ce second article compare la suspension oléopneumatique de la nouvelle Mercedes à celle de Citroën, « dispose de ce type de suspension depuis... 22 ans ! » p. 188. Il détaille le circuit haute pression (70 à 130 bars), la pompe radiale et l'élément hydraulique remplaçant l'amortisseur p. 188, et souligne que Mercedes, contrairement à Citroën, multiplie les sources de pression indépendantes pour la direction, le freinage et la suspension, alors que « chez Citroën, on a pensé à une centrale unique d'huile sous pression » p. 188.

Une fiche technique complète (moteur, poids, vitesse) et un schéma de la suspension arrière accompagnent l'article p. 188.

Contexte

Historiquement, la DS Citroën, présentée en 1955, reste célèbre pour sa suspension hydropneumatique et son aérodynamisme dessiné par Flaminio Bertoni — éléments que l'article mentionne également. La Mercedes 450 SEL 6,9, sortie en 1975, est effectivement connue pour avoir adopté une suspension hydropneumatique inspirée du principe Citroën, near vingt ans après la DS — ce que confirme le rapprochement fait par l'article lui-même.

Regard d'archiviste

Cette coupure de presse illustre bien la place de Paul Magès dans la mémoire collective de l'époque : dès 1975, la presse grand public associe explicitement son nom aux origines de la suspension hydropneumatique p. 186, confirmant des recherches documentées dès les Conférences BBC de 1960 où Magès présentait lui-même ses travaux.

Le second article, consacré à la Mercedes, offre un regard extérieur précieux : il valide, vingt ans après les premières études internes (voir la Note du 11 septembre 1959), la pertinence du choix technique porté par Magès, en montrant qu'un concurrent prestigieux a fini par adopter un principe similaire — tout en jugeant l'approche Citroën plus cohérente sur le plan de l'intégration p. 188.

Datation

9 mai 1975

Document

3 pages

Source : « Scanner 8 août 2025 à 15.18.pdf », p. 186–188

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Catégorie

Presse

Note d'archivage

France-Soir du 9 mai 1975 p.186, verso d'annonces p.187, article Mercedes annoté « Mai 75 » p.188 ; rattaché à la dernière entrée du sommaire sur la DS et la Mercedes 450 SEL 6,9.