Abaque comparatif charge/flèche : ressort métallique vs coussin d'air (4 à 8 kg/cm²)
Une feuille manuscrite d'étude technique compare, via un graphique sur papier millimétré, le comportement charge/flèche d'un ressort métallique et d'un coussin d'air sous pressions croissantes — un possible jalon des recherches sur la suspension hydropneumatique.

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Le montage étudié
Un croquis technique en haut de la feuille représente un ressort métallique hélicoïdal associé à un manomètre à air ("Mandmètre / Air / p= Kg/cm²"). Les cotes du ressort sont précisées : fil de φ 12 mm, diamètre Dm 120 mm, hauteur H 460, pas de 75, avec des diamètres φ105 et φ195 EXT relevés en position statique et maximale p. 1.
Le graphique comparatif
Le cœur du document est un graphique manuscrit sur papier millimétré, portant en ordonnée les "CHARGES EN Kgs" (de 0 à 3500) et en abscisse trois échelles superposées : la flèche en mm (0 à 230), un pourcentage (0 à 40 %), et la "Hauteur H stabilisée" (de 460 à 240) p. 1.
Deux courbes y sont tracées :
- une courbe basse, annotée « pression 0 Kg/cm² », partant de l'origine et montant progressivement — probablement la réponse du ressort métallique seul p. 1 ;
- une courbe haute, partant vers 1300 kg, associée à plusieurs points de pression croissante sur ce qui semble être une sphère ou un coussin d'air :
| Pression | φ EXT (mm) | Page |
|---|---|---|
| 4 Kg/cm² | 220 | p. 1 |
| 4,5 Kg/cm² | 224 | p. 1 |
| 5,5 Kg/cm² | 228 | p. 1 |
| 6 Kg/cm² | 230 | p. 1 |
| 7 Kg/cm² | 234 | p. 1 |
| 8 Kg/cm² | 238 | p. 1 |
Un petit cadran circulaire en bas à gauche porte la mention « TARE » avec une aiguille p. 1. Un cachet circulaire est visible en haut à droite, mais reste illisible ; des inscriptions verticales en marge droite, partiellement masquées, ne peuvent être exploitées p. 1.
Contexte
Ce type de comparaison entre ressort métallique classique et coussin d'air sous pression évoque, de façon générale, les recherches menées chez Citroën sur la suspension hydropneumatique, système qui équipera notamment la DS à partir de 1955. Le principe consiste à remplacer le ressort par une sphère contenant un gaz comprimé (azote) séparé d'un liquide, offrant une élasticité progressive et un meilleur confort. Paul Magès entre au bureau d'études de Citroën à cette période et esquisse dès le 17 février 1944 des plans de suspension hydropneumatique à interaction différentielle, avant les premiers essais sur 2 CV en 1946 ; cette feuille comparative pourrait se situer dans cette phase d'étude, sans qu'il soit possible de l'affirmer.
Cette mise en perspective relève du savoir historique général et n'est pas énoncée telle quelle dans le document, qui se limite à des mesures et un tracé de courbes.
Regard d'archiviste
Cette feuille semble constituer un jalon d'étude comparative, probablement destiné à démontrer, chiffres à l'appui, l'intérêt de la solution pneumatique face au ressort métallique classique : à charge égale, la courbe de la sphère d'air paraît offrir un comportement différent de celle du ressort p. 1.
L'absence de date, de nom d'auteur ou de légende explicite empêche toutefois de situer précisément ce document dans la chronologie des travaux de Paul Magès, dont on sait par ailleurs qu'il entra chez Citroën en août 1925 et y mena l'essentiel de sa carrière sur la suspension hydropneumatique jusqu'à sa retraite en septembre 1974 (Photographies du départ à la retraite de Paul Magès (1974)). Il pourrait être mis en relation avec d'autres pièces techniques du même dossier, comme les plans cotés en italien d'un élément de suspension SACA ou le schéma de fonctionnement de suspension avec allègement n° 6046, qui pourraient éclairer le contexte technique de cette étude comparative.
Datation
non datée
aucune date portée sur le document
Document
1 page
Source : « Scanner 1 août 2025 à 17.52.pdf », p. 1
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Catégorie
Note d'archivage
Page 1 isolée : abaque manuscrit avec références propres (91008 / V208) ; aucun élément de datation lisible.





