Courbes comparatives de viscosité et distillation d'une silicone face au liquide Lockheed (1949)
Une feuille manuscrite compare, par deux graphiques, la viscosité et la distillation d'une silicone à celles d'un liquide Lockheed — un jalon des recherches sur les fluides hydrauliques chez Citroën.
Comprendre ce document
Dans ce document
Cette feuille manuscrite sur papier millimétré présente deux graphiques comparatifs entre une silicone testée et un liquide Lockheed (liquide hydraulique de référence à l'époque).
Courbe de viscosité
Le premier graphique porte en ordonnée la « Viscosité en centi-poises » (valeurs 10, 30, 50) et en abscisse la « Température en degrés Centigrades » (10 à 90). Deux courbes y sont tracées :
- en trait plein, la « Courbe de viscosité de la silicone envoyée » ;
- en traits pointillés, la « Courbe d'un liquide Lockheed ».
La densité de la silicone envoyée est précisée : « 0,948 à 20° ».
Courbe de distillation
Le second graphique montre la « Courbe de distillation de la silicone en % distillé en fonction de la température », avec un axe des pourcentages (10%, 30%, 50%, 100%) et un axe de température allant de 150° à 400° centigrades p. 3.
Une annotation manuscrite en haut de page indique « 1949 » p. 3.
Contexte
Le liquide Lockheed (liquide hydraulique classique à base de glycol, utilisé notamment pour les freins) servait couramment de référence de comparaison dans l'industrie automobile de l'après-guerre pour évaluer de nouveaux fluides hydrauliques.
Les silicones commençaient alors à intéresser les ingénieurs pour leurs propriétés de stabilité de viscosité sur une large plage de température — un enjeu majeur pour tout système hydraulique appelé à fonctionner par grand froid comme par forte chaleur, ce qui est précisément le défi que rencontrera la future suspension hydropneumatique de la DS.
Ces essais s'inscrivent dans les recherches menées chez Citroën sur les fluides hydrauliques, en amont du développement des « organes hydrauliques » qui équiperont la DS 19 à partir de 1955. Ils se situent chronologiquement après l'entrée de Paul Magès au bureau d'études et l'établissement de ses plans de suspension hydropneumatique dès le 17 février 1944, et après les premiers essais de la 2 CV à suspension hydropneumatique en mai-juillet 1946 — soit une décennie avant la présentation de la DS le 6 octobre 1955.
Regard d'archiviste
Ce document semble correspondre à une étape de recherche exploratoire sur les fluides hydrauliques, probablement menée par Paul Magès ou son équipe pour évaluer les silicones comme alternative possible aux liquides classiques p. 3.
La comparaison directe avec un liquide Lockheed suggère un enjeu de substitution ou d'amélioration des performances en fonction de la température — question cruciale pour tout système hydraulique automobile.
Ce document appartient au même dossier que la Couverture de la chemise 49.66 « Organes hydraulique » et s'inscrit dans le même contexte chronologique que le Schéma de principe du circuit hydraulique de la DS 19 (1949), daté de la même année. Il illustre probablement les travaux préparatoires menés en parallèle du développement des composants mécaniques de la future suspension hydropneumatique.
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Datation
1949
Document
1 page
Source : « Scanner 6 août 2025 à 16.22.pdf », p. 3
Catégorie
Note d'archivage
p.3 : graphique manuscrit de viscosité ; correspond à l'entrée « 1949 – Courbes de viscosité » du sommaire p.2.



