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Incident de direction sur une DS 19 : lettre de la SNECMA à Citroën (27 juin 1963)

Un ingénieur de la SNECMA, propriétaire d'une DS 19, transmet à Citroën un rapport d'incident de direction et sollicite l'avis du service supercontrôle.

Incident de direction sur une DS 19 : lettre de la SNECMA à Citroën (27 juin 1963) — page 15
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Cette lettre est datée du 27 juin 1963 et écrite depuis Villaroche par P. Mahoudeau, de la SNECMA (Société Nationale d'Étude et de Construction de Moteurs d'Aviation), Centre d'essais de Villaroche.

Elle est adressée à Monsieur Clément, chef du service supercontrôle chez Citroën, quai André Citroën à Paris.

Mahoudeau transmet à Clément une copie du rapport établi par le service de contrôle de la SNECMA « concernant l'incident de direction survenu à ma voiture DS I60 KL 77 qui a motivé votre venue à Villaroche à fin d'expertise » p. 15. Il demande à Clément de lui faire connaître son avis « sur les observations et les conclusions de ce rapport », dans le but « d'en tirer des conclusions valables » p. 15.

La lettre porte un tampon d'enregistrement « 27 JUIN 1963 – 03800 ». On distingue en filigrane, sous le texte, un autre document (probablement le rapport joint) mentionnant « Nature de l'incident » et une date, « 19 Mai 1963 » — mais ce texte, transparent, reste illisible pour l'essentiel et ne peut être exploité de façon certaine.

Une annotation manuscrite en marge indique « X 35 – Particule métallique magnétique », probablement ajoutée lors du traitement du dossier chez Citroën.

Contexte

La DS 19, présentée le 6 octobre 1955, est équipée de la suspension hydropneumatique mise au point par Paul Magès — entré chez Citroën en août 1925 et alors sous-responsable du Super-Contrôle (notes autobiographiques) —, ainsi que d'une direction assistée intégrée au même circuit hydraulique — un système alors très innovant mais aussi source d'inquiétudes chez certains usagers en cas de dysfonctionnement.

La SNECMA, motoriste aéronautique, entretenait avec Citroën des liens techniques liés à la précision de fabrication des pièces hydrauliques ; il n'est donc pas surprenant qu'un de ses ingénieurs, propriétaire d'une DS, s'adresse directement à un responsable du contrôle qualité de la marque en cas d'incident.

Le « service supercontrôle » évoqué désigne l'unité chargée, chez Citroën, de vérifier la fiabilité et la sécurité des organes sensibles du véhicule, dont la direction — le service même où Paul Magès exerça comme sous-responsable.

Regard d'archiviste

Cette lettre s'inscrit dans une série d'échanges datés de juin-juillet 1963 autour d'un même incident de direction sur une DS 19, comme l'attestent d'autres pièces du même dossier : la note interne SNECMA n° 63/667 du 20 juin 1963, qui semble être le rapport transmis ici, et la réponse de M. Clément à M. Cadiou datée du 3 juillet 1963.

Bien que Paul Magès ne soit pas directement cité dans cette lettre, l'affaire touche au système hydraulique dont il fut l'inventeur et au service du Super-Contrôle qu'il a dirigé en second, ce qui explique sa présence dans ses archives personnelles, comme le suggèrent les notes manuscrites critiques conservées dans le même fonds.

L'annotation « particule métallique magnétique » laisse penser qu'une usure ou une contamination du circuit hydraulique a pu être évoquée dans les échanges ultérieurs, mais rien dans cette page ne permet de l'affirmer avec certitude.

Datation

27 juin 1963

Document

1 page

Source : « Scanner 5 août 2025 à 15.14.pdf », p. 15

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Catégorie

Presse

Note d'archivage

Date et lieu « VILLAROCHE, LE 27 JUIN 1963 », signature P. MAHOUDEAU, tampon d'arrivée 03800 en p.15.