Paul Magès Association
Rechercher
Retour aux archives

Note de M. Clément (Super Contrôle) à M. Cadiou sur l'accident de M. Mahoudeau

Note interne Citroën datée du 3 juillet 1963, par laquelle le service Super Contrôle transmet au B.E.A. le rapport de la SNECMA sur l'accident de M. Mahoudeau et demande des éléments pour une réponse plus explicite.

Note de M. Clément (Super Contrôle) à M. Cadiou sur l'accident de M. Mahoudeau — page 13
1 / 1

Comprendre ce document

Dans ce document

Cette courte note interne, datée du 3 juillet 1963 (date dactylographiée confirmée par la mention manuscrite « 3-07-63 »), est adressée par Monsieur Clément, du service Super Contrôle de Citroën, à Monsieur Cadiou, du B.E.A. (Bureau d'Études Automobiles) p. 13.

Clément transmet à Cadiou deux pièces jointes :

  • la photocopie du rapport du « Service Contrôle » de la S.N.E.C.M.A. concernant l'accident de Monsieur Mahoudeau ;
  • la photocopie de la réponse d'attente déjà envoyée par Citroën.

Il conclut en demandant à Cadiou « les éléments d'une réponse plus explicite » p. 13, signe que Citroën n'a pas encore répondu de façon définitive à la SNECMA sur les causes de l'incident.

Le document porte aussi des annotations manuscrites dont le sens précis reste incertain : un chiffre « 24,75 » inscrit en diagonale, et une mention en marge « E.C. Mr Crauche » suivie d'éléments illisibles. Ces indications ne permettent pas d'en tirer d'information exploitable.

Enfin, une page antérieure ou postérieure transparaît en négatif à travers le papier, laissant deviner des fragments évoquant Villaroche, un « Directeur », et Monsieur P. Bertrand — mais ce texte, visible seulement par transparence, appartient à un autre document et ne peut être considéré comme faisant partie du contenu de cette page.

Contexte

La S.N.E.C.M.A. (Société Nationale d'Étude et de Construction de Moteurs d'Aviation) exploitait alors un centre d'essais à Villaroche, en Seine-et-Marne. À l'été 1963, un incident survenu sur une DS 19 appartenant à un salarié de la SNECMA, Monsieur Mahoudeau, avait déclenché un échange de correspondance entre les deux entreprises au sujet d'un possible défaut de direction.

Cette note s'inscrit dans cet échange : elle atteste que Citroën, via son service Super Contrôle, cherchait à obtenir une expertise interne complémentaire avant de répondre officiellement à la SNECMA.

À cette date, Paul Magès, entré chez Citroën en août 1925, y travaille depuis près de vingt ans comme sous-responsable du Super-Contrôle — le service même dont émane cette note (Brouillon de lettre de Paul Magès à M. Sarre et plan d'entretien du 11 mai 1969) ; il est alors, depuis la présentation de la DS le 6 octobre 1955, l'ingénieur en charge de la suspension et de la direction hydropneumatique de ce modèle.

Regard d'archiviste

Ce document est une pièce de liaison plutôt qu'un rapport technique : il ne contient aucune analyse de l'incident lui-même, mais il documente le circuit administratif suivi par l'affaire chez Citroën p. 13.

Il permet de situer chronologiquement le dossier Mahoudeau entre la première alerte de la SNECMA, fin juin 1963, comme dans la Lettre de P. Mahoudeau (SNECMA) à M. Clément, et les analyses techniques ultérieures, comme les Notes manuscrites critiquant un rapport SNECMA.

Il semble que Monsieur Cadiou, du B.E.A., ait été sollicité comme relais technique susceptible d'apporter une réponse argumentée à un client important — la SNECMA — dont l'incident touchait potentiellement à la fiabilité de la direction des DS 19, sujet auquel Paul Magès, alors sous-responsable du service Super Contrôle dont émane cette note, n'était vraisemblablement pas étranger, même si son nom n'apparaît pas explicitement dans ce document.

Datation

3 juillet 1963

Document

1 page

Source : « Scanner 5 août 2025 à 15.14.pdf », p. 13

Télécharger le PDF

Catégorie

Presse

Note d'archivage

En-tête « SUPER CONTROLE », date « Le 3 Juillet 1963 », expéditeur/destinataire identifiés en p.13.