Note de J. Wolgensinger à Paul Magès sur les premiers essais de la SM (1970)
Un compte rendu enthousiaste de Jacques Wolgensinger à Paul Magès après plusieurs milliers de kilomètres au volant de la SM et des essais menés avec plus d'une centaine de journalistes, saluant les progrès de la direction DIRAVI.

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Dans ce document
Il s'agit d'une note interne dactylographiée, signée « J. WOLGENSINGER » et référencée « E.113.12/BP », datée du 25 septembre 1970 en en-tête, adressée à « M. MAGES ».
Le compte rendu d'essai
L'auteur indique avoir, avec « MM. Cardinal, Dubois Dumée et moi-même », conduit « pendant plusieurs milliers de kilomètres la SM » p. 1. Il précise également que la voiture a été « fait essayer à plus d'une centaine de journalistes » p. 1.
Le jugement sur la direction
Wolgensinger rapporte à Magès que celui-ci « aviez tout à fait raison » : la direction de la SM « représente un progrès considérable dans le domaine de la conduite automobile » p. 1. Il ajoute que c'est « l'avis unanime » et que « l'adaptation nécessaire s'est toujours effectuée très rapidement » p. 1.
La comparaison avec la DS
L'auteur note qu'il devient « beaucoup plus difficile » de revenir ensuite à « une direction classique », et qu'« après la SM il n'est plus possible que la DS conserve une direction aussi "floue" et aussi démultipliée » p. 1. Il interroge directement Magès : « Qu'attendons-nous pour la doter d'une direction plus directe (même si l'assistance n'est pas variable) ? » p. 1.
Contexte
La SM est le coupé haut de gamme lancé par Citroën en 1970, fruit d'une collaboration avec Maserati, réputé notamment pour sa direction assistée à démultiplication variable, appelée DIRAVI — l'une des innovations majeures développées sous l'impulsion de Paul Magès. La DS, présentée le 6 octobre 1955, disposait quant à elle d'une direction assistée plus classique, jugée par contraste moins précise ; à cette date, Magès, entré chez Citroën en août 1925 et déjà artisan des plans de suspension hydropneumatique dès 1944, occupait au bureau d'études une position d'autorité technique reconnue, qui explique le ton confiant de cette note (notes autobiographiques ; plans de suspension hydropneumatique).
Jacques Wolgensinger était, à cette époque, responsable des relations publiques et de la communication chez Citroën, ce qui explique son rôle dans l'organisation d'essais destinés à la presse automobile.
Regard d'archiviste
Ce court billet illustre, il semble, la reconnaissance rapide obtenue par la DIRAVI auprès des professionnels et des journalistes dès sa présentation sur la SM p. 1.
Il est notable que l'auteur ne se contente pas de féliciter Magès pour son invention : il l'interpelle directement pour suggérer une évolution de la direction de la DS, ce qui témoigne de l'autorité technique que Magès, alors sous-responsable du Super-Contrôle après quarante-cinq ans de maison, avait acquise au sein de Citroën et de la confiance placée en son jugement (p. 1 ; notes autobiographiques).
Ce document, bref mais dense, mériterait d'être rapproché d'autres pièces relatives au développement de la SM ou à la genèse de la DIRAVI pour mieux situer la place de ce retour d'expérience dans la correspondance de Magès.
Datation
25 septembre 1970
Document
1 page
Source : « WEB 46 — 1970. Compte rendu d'essai de la SM par M. Jacques Wolgensinger. -.pdf », p. 1
Catégorie
Note d'archivage
Page unique du PDF : en-tête avec auteur J. Wolgensinger, référence E.113.12/BP et date portée « 25 septembre 1970 » (p.1) ; destinataire M. Magès ; unité autonome couvrant l'intégralité du document.



