Note de Barthélemy sur les avantages du cadre pour le « véhicule L » (8 novembre 1972)
Une note technique de Barthélemy détaille, chiffres à l'appui, cinq avantages d'une architecture à « cadre » pour le « véhicule L » : filtration des vibrations moteur, tenue de route et sécurité au choc.

Comprendre ce document
Dans ce document
Cette note manuscrite, signée BARTHELEMY et datée du 8 novembre 1972, énumère cinq avantages techniques d'un « cadre » appliqué au « véhicule L » p. 174-175.
1. Filtration des vibrations moteur
Le cadre permettrait une « filtration à double étage des vibrations tenant du moteur », d'autant plus efficace que la fréquence est élevée p. 174. Pour un moteur 4 cylindres en ligne, l'auteur compare cette solution à un dispositif classique à un seul étage et donne des coefficients de réduction des vibrations à la fréquence 2N :
| Régime moteur | Réduction des vibrations |
|---|---|
| 3000 tr/mn | divisées par 4 |
| 4000 tr/mn | divisées par 8 |
| 5000 tr/mn | divisées par 12 |
| 6000 tr/mn | divisées par 27 |
p. 174
Ce résultat aurait été « confirmé par enregistrement sur véhicule, du niveau sonore » p. 174.
2. Tenue de route
Le cadre assurerait « en roulage une bonne géométrie des essieux dans les mouvements de lacet », facteur jugé nécessaire à une bonne tenue de route, tout en filtrant les vibrations issues du contact pneu-sol p. 174.
3. Chocs sur roue
Les chocs horizontaux sur chaque roue introduiraient des « efforts internes dans le cadre sans solliciter la caisse » — la suite de la phrase est barrée et illisible p. 174.
4. Percussion sur obstacle
Le passage est en partie coupé en début de page 175 ; il est question d'un mouvement (mention incertaine) « plus faible du cadre au niveau des liaisons avec la caisse », attribué à la masse plus élevée de l'ensemble cadre + essieu AV + essieu AR, comparée à une solution avec cadre AV et AR séparés p. 175.
5. Sécurité au choc
Pour la sécurité, « dans le choc frontal, ⌐ou le choc AR¬ » (mention ajoutée en insertion manuscrite encerclée), la rigidité de la partie centrale du cadre permettrait des « déformations moindres de la caisse et notamment du plancher » p. 175.
Contexte
Le « véhicule L » n'est pas identifié dans le document ; il pourrait s'agir d'un projet interne Citroën de l'époque, mais aucune information externe ne permet ici de le préciser avec certitude.
Plus largement, au début des années 1970, Citroën poursuit le développement de plusieurs projets utilisant des architectures variées de caisses et de châssis, dans un contexte où les questions de sécurité passive (chocs frontaux, déformation programmée) prennent une importance croissante dans l'industrie automobile, sous l'influence notamment des réglementations américaines émergentes.
Regard d'archiviste
Cette note se distingue par sa forme argumentative et technique : elle égrène methodiquement cinq avantages d'une solution à « cadre », avec un support chiffré assez rare dans les documents de ce type p. 174.
Elle témoigne probablement d'un travail de justification technique, destiné à convaincre une hiérarchie ou une équipe de projet de l'intérêt d'une architecture à cadre pour le « véhicule L », dans la continuité des préoccupations de Magès et de ses collaborateurs sur la filtration des vibrations et la sécurité — thèmes déjà présents dans d'autres notes du fonds, comme celle sur la sécurité de fonctionnement de l'hydraulique ou celle sur la suspension de l'AP.
L'auteur, Barthélemy, n'est pas identifié plus précisément dans le document ; son rôle exact dans l'équipe reste, à ce stade, non précisé.
Dans le même dossier

Note de Paul Magès sur la faisabilité d'un véhicule L à 16 000 F (11 avril 1971)

Note BEA Allera-Magès : répartition des poids du véhicule G et estimation du prix du L 1971

Note Barthélemy à Allera et Magès sur l'essieu AV DX retourné (14 décembre 1966)
Datation
8 novembre 1972
Document
2 pages
Source : « Scanner 8 août 2025 à 15.18.pdf », p. 174–175
Tags
Catégorie
Note d'archivage
Titre « VEHICULE L 8-11-72 » p.174 et suite signée p.175 ; entrée du sommaire.

