Note n°560.122 de Paul Magès : principe d'une transmission hydraulique (4 avril 1956)
Dans cette note technique du 4 avril 1956, Paul Magès pose les bases théoriques d'une transmission hydraulique générateur-récepteur, avec régulation par pression et gestion du freinage et du refroidissement.

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Principe de la transmission
Cette note du 4 avril 1956, numérotée 560.122, expose le principe d'une transmission hydraulique : un générateur G, entraîné par le moteur, est relié hydrauliquement à un ou plusieurs récepteurs R transmettant le mouvement aux roues (p. 161, §20). Un schéma en bleu accompagne le texte, représentant le plateau incliné (angle α), le générateur, les conduites, le ressort S et le récepteur R relié à la roue p. 161.
À une vitesse donnée correspond un couple aux roues, donc une pression P et un débit D, ce dernier fonction de l'angle α du plateau du générateur (p. 161, §21).
Commande par le conducteur
Le conducteur agit sur une pédale — qui remplace la pédale d'accélérateur — exerçant une force K en antagonisme de la pression P : il commande ainsi directement le couple transmis aux roues (p. 161, §22-23). Le carburateur, lui, reste à pleine charge (§24), et Magès démontre comment le régime moteur trouve automatiquement une position d'équilibre selon les variations de pente, de vitesse désirée ou de puissance disponible (p. 161-162, §25-31).
Freinage et refroidissement
En cas de perte de puissance moteur, le système peut produire un « brutal coup de frein » car récepteurs et générateur inversent leurs rôles (p. 162, §32). Pour régler cela, Magès prévoit un second piston ou une soupape de décharge sur le circuit de retour, dont la tension du ressort règle la décélération et qui est commandée par la pédale de frein (p. 162, §32-33). Cette même pédale met en circuit le liquide vers un radiateur pour évacuer les calories, et éventuellement vers un moteur hydraulique actionnant un ventilateur de refroidissement : l'énergie de freinage se transforme donc en chaleur et en travail mécanique (p. 162, §34). Enfin, un dispositif doit fermer progressivement le papillon des gaz jusqu'au ralenti lorsque K = 0 (p. 162, §35).
Contexte
Paul Magès est l'ingénieur Citroën resté célèbre pour la suspension hydropneumatique de la DS, présentée en 1955. Cette note de 1956 s'inscrit dans une réflexion plus large de Magès sur les usages de l'hydraulique dans l'automobile, au-delà de la suspension : ici, il s'agit d'imaginer une transmission qui remplacerait la boîte de vitesses mécanique classique par un couple générateur-récepteur piloté par pression.
Ce type de recherche préfigure ce que Citroën développera plus tard sous le nom de transmission hydrostatique (T.H.), testée notamment sur des 2 CV et 3 CV dans les années 1960-1970.
Regard d'archiviste
Datée d'avril 1956, cette note se situe très tôt dans les recherches de Magès sur la transmission hydraulique — probablement l'une des toutes premières formulations écrites du principe, puisqu'elle pose les bases théoriques (générateur/récepteur, régulation par pression, gestion du freinage et du refroidissement) sans faire référence à un véhicule d'essai précis.
Il semble que cette réflexion initiale ait nourri, près d'une décennie plus tard, les développements plus concrets menés au B.E.A., comme en témoignent les notes manuscrites « Présentation T.H. 50 CV » de 1964 ou le relevé des kilométrages des véhicules d'essai. Le raisonnement très pédagogique de Magès, construit point par point (§20 à §35), donne à voir la méthode de travail de l'ingénieur : partir d'un schéma simple pour anticiper, dès la conception, les cas limites (panne moteur, freinage brutal) — une démarche qu'on retrouvera dans ses écrits techniques ultérieurs.
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Datation
4 avril 1956
Document
2 pages
Source : « Scanner 18 août 2025 à 15.25.pdf », p. 161–162
Catégorie
Note d'archivage
p.161 en-tête « N° 560.122 P. MAGES Le 4 Avril 1956 TRANSMISSION HYDRAULIQUE » ; p.162 page 2 numérotée dans la continuité.




