Note Magès n°560.331 : premier schéma de transmission hydraulique (4 avril 1956)
Une note manuscrite de Paul Magès datée du 4 avril 1956, exposant deux schémas de transmission hydraulique par pompes et moteurs à chaque roue — une esquisse précoce de ce qui deviendra la transmission hydrostatique Citroën.

Comprendre ce document
Dans ce document
Cette note manuscrite, numérotée 560.331 et datée du 4 avril 1956, est signée du tampon « [P.]MAGÈS ». Elle s'intitule TRANSMISSION HYDRAULIQUE et se compose de deux parties, avec un renvoi « .../... » signalant une suite non fournie ici.
1°) Schéma général
Magès y expose deux montages possibles :
-
Solution A : une pompe volumétrique à débit variable, entraînée par le moteur du véhicule, alimente un moteur hydraulique placé à chaque roue motrice. Le couple transmis est identique pour chaque roue, mais « le couple maxi transmis ne peut pas être supérieur au couple résistant de la roue la plus défavorisée », à l'image d'un différentiel mécanique classique p. 163.
-
Solution B : deux générateurs distincts, chacun alimentant un moteur hydraulique, avantageusement placés « aux deux extrémités du vilebrequin » pour réduire la torsion. Ils débitent un volume identique à chaque instant. Une « tubulure d'équilibre » permet d'équilibrer les pressions en virage ; un dispositif peut y limiter le passage de liquide « à la valeur nécessaire uniquement pour tenir compte de la différence de débit nécessaire à droite et à gauche en virage ». Dans les cas difficiles, « une vanne peut interrompre le passage du liquide » p. 163.
2°) Réglage du débit du générateur
Cette section, inachevée sur la page, introduit un schéma technique : un plateau incliné relié à un axe XX, des forces notées F1 et F2, un « Arbre du MOTEUR », des flèches « RETOUR » et « Vers le ou les RECEPTEURS (moteurs Hydrauliques) », ainsi qu'un angle α. Le seul point rédigé indique : « Au relenti du moteur, le plateau doit être perpendiculaire à XX » p. 163.
Contexte
Cette note se situe en 1956, période où Citroën vient de lancer la DS (1955) avec sa suspension hydropneumatique, autre invention de Paul Magès. Une transmission hydrostatique — remplaçant la mécanique classique (boîte, arbres, différentiel) par des pompes et moteurs hydrauliques — représente à cette époque une piste de recherche ambitieuse, poursuivie par Citroën durant plusieurs décennies, notamment sur les GS et véhicules « L » dans les années 1970.
Regard d'archiviste
Ce document semble être l'une des toutes premières formulations écrites du concept de transmission hydrostatique chez Magès, presque vingt ans avant les développements plus aboutis attestés dans le dossier « Transmission hydrostatique 59-74 ». Le schéma de la solution B, avec ses deux générateurs et sa gestion différentielle du couple par roue, préfigure probablement les architectures étudiées plus tard.
La mention du renvoi « .../... » indique qu'il manque la suite de cette note (développement du réglage de débit), sans doute conservée sur une page suivante du même dossier.
On peut rapprocher cette esquisse initiale des travaux ultérieurs conservés dans ce même fonds, comme l'Exposé de P. Magès sur la transmission hydrostatique ou le Plan Citroën E 3091 de la transmission hydrostatique du véhicule L, qui illustrent l'aboutissement, presque vingt ans plus tard, de cette idée esquissée en 1956.
Dans le même dossier
Datation
4 avril 1956
Document
1 page
Source : « Scanner 18 août 2025 à 15.25.pdf », p. 163
Tags
Catégorie
Note d'archivage
p.163 en-tête « 560.331 P.MAGÈS Le 4 Avril 1956 TRANSMISSION HYDRAULIQUE 1°) SCHEMA GENERAL », référence distincte des notes précédentes.



